Vienna House Easy **** à Leipzig : coloré et bien situé

Vienna House Easy **** à Leipzig : coloré et bien situé

par Pascale Missoud

L’entrée, gardée par 3 vélos à louer crédit photo : Pentadom

L‘hôtel Vienna House pointe ses 8 étages couronnés d’un dôme pile en face de la gare, dans le quartier central de Mitte, une situation bien pratique. Son nom ? Il le tire du groupe hôtelier homonyme. Le rez-de-chaussée, entièrement vitré, laisse pénétrer une belle luminosité, ajoutant à la gaité des lieux. Car ici ce n’est pas la couleur qui manque. A commencer par les vélos, portiers d’un nouveau genre, en attente de location. Un tapis, des fauteuils, des poufs, des tables basses, des plantes vertes, du bleu du gris, des matières : l’entrée fait salon, le temps de patienter pour le check in. En face, un réfrigérateur empli de boissons – alcoolisées ou non – ronronne à côté d’une étagères de douceurs : de quoi apaiser une fringale intempestive pour quelques euros.

Photo des gens Crédit Photos : Pentadom

Photo des gens Crédit Photos : Pentadom

Les plus curieux s’aventurent. L’immense salle parquetée du rez-de-chaussée se divise en lieux de vie : co-working, détente, salle de restaurant et bar se combine harmonieusement ; un babyfoot devant une carte de la ville que l’on peut tagger. Sur une longue table, une vénérable machine à écrire côtoie les journaux du jour. Pour l’heure, une banquette camel accueille une jeune femme au look d’étudiante qui pianote frénétiquement sur son ordinateur. Un sofa pour une discussion animée entre deux costumes cravates. Au fond, le bar rutile de ses bouteilles. Partout, de petites tables rondes, des plateaux rectangulaires, du bois, du marbre et, encore et toujours des couleurs : mur vert pomme festonné de plats de à gâteaux, un autre végétalisé, des tapis disparates. De quoi se demander si c’est le buffet – plantureux pour les gourmands comme les fans d’healthy food– ou la déco qui accroche le sourire à la clientèle dès le petit déjeuner.

Pep’s et bonne humeur grimpent aussi les étages, se faufilent dans les 106 chambres : du pouf aux patères, du fauteuil aux rideaux, d’un pan de mur aux coussins, la partie de ping-pong des couleurs varie selon les catégories de chambres : bleu pétrole, jaune pétard et beige sablée dans les basiques, orange vitaminé, gris souris, rouge soutenu dans la catégorie supérieure, des touches de bois clair en sus dans les suites et, pour les chambres familiales, piscines à balles – multicolores bien sûr ! – et morceaux de puzzle géant en guide de mini tables. La penderie, décomplexée oublie les portes.

Quant aux salles de bains, elles se refont une virginité : entièrement carrelées de blanc, c’est bien le seul endroit qui boude la couleur ! Déçus ? Il ne vous reste plus qu’à emprunter une ou deux petites plantes vertes en pot mises à disposition dans le hall de l’hôtel. Blanche aussi la salle de fitness en lumière de jour… mais avec une porte jaune canari et un mur de mosaïques bleu tout de même.


Si, clairement l’hôtel cherche à séduire une clientèle de millenials, les adeptes des ambiances décontractées, les amateurs de design contemporain sans chichi adoptent également les lieux.

On aime : La bonne humeur générale de la déco comme du personnel.
On aime moins : la taille des salles de bains. Paradoxalement, le patio jouxtant la salle de restaurant est l’endroit le moins gai de l’hôtel.

https://www.viennahouse.com/en/easy-leipzig/the-hotel/overview.html 

 

À propos de l'auteur

Après avoir grandi dans un hôtel parisien, traîné ses bottes entre une école de langues et la pampa argentine, Pascale est tombée par hasard dans le journalisme de tourisme. Formée par un vieux briscard au Figaro, elle a tout de suite choisi la voie de l’indépendance, voyageant pour les rubriques « tourisme » de supports aussi divers que « Le Nouvel Economiste », « Série Limitée », « Le Parisien », « L’Express », « Paris Absolument », « A nous Paris » ou « Libération »… Elle accomplit régulièrement des reportages sous toutes les latitudes pour le magazine pro « Tour Hebdo ». Elle est notamment et notablement spécialiste de la République dominicaine et de l’Argentine. Elle surveille également les nouvelles tendances de l’hôtellerie pour les magazines plus ciblés « Hôtel Restau Hebdo » et « HTR Mag ». En outre, Pascale a publié plusieurs guides pour « Le Figaro » et les Editions Mondéos. Elle est spécialiste du polar dont la dévoration en série lui a valu le surnom d’Animal Lecteur. Pascale est membre de l’Association des Journalistes de Tourisme (AJT).

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