La Havane, Trinidad, Cienfuegos, trois perles cubaines !

Cuba: La Havane, Trinidad, Cienfuegos, trois perles cubaines !

Le patrimoine de l’île est fascinant d’est en ouest. L’ambiance chaleureuse, la beauté des plages et la gentillesse des gens donnent une envie irrésistible de revenir sur place d’autant plus que La Havane fête ses 500 ans !

La Havane Place de la Révolution cheveux au vent

Texte et photos Catherine Gary

Une capitale en fête !
Sur le Malecon, symbole flamboyant de la capitale cubaine, la Biennale d’art contemporain vient de jalonner les kilomètres de digues sur la mer en guise d’introduction à l’anniversaire des 500 ans de la capitale. C’est là que les Cubains viennent pêcher, faire la fête au soleil couchant, boire, écouter la musique avec en toile de fond les palais coloniaux agressés par le soleil et les vents marins.

Le soir sur le Malecon

Des artistes internationaux y ont planté leurs œuvres
En avril et mai dernier les passants rétifs aux musées se sont familiarisés sans façons aux différents aspects de la création. Le spectacle valait la balade, les contrastes entre hier et demain s’épousant sous la lumière déclinante dans ce “réalisme magique“ qui fait le charme de l’Amérique latine. La Havane fête son demi-millénaire d’existence et jongle avec bonheur avec les époques avec ses richesses uniques.

Biennale d’art contemporain sur le Malecon.

Dans un chassé-croisé de vieilles américaines…
Leur défilé constant vous propulse en un temps où l’argent coulait à flots. Difficile de résister à la balade cheveux au vent dans une de ces Buick, Plymouth, Oldsmobile décapotables aux couleurs acidulées et chromes lustrés. On s’embarque côté arrivée des bateaux par le Castillo San Salvador de la Punta, la forteresse qui protégeait des pirates les galions remplis d’or en escale vers l’Espagne.

Des belles américaines soigneusement restaurées et briquées

Dans la vieille ville, les monuments retrouvent leur splendeur
Sous la houlette infatigable d’Eusebio Leal, l’historien vénéré, le directeur tenace des programmes de restauration qui a fort à faire dans la cité. En particulier sur le Prado, la plus belle avenue cubaine, où la mosaïque architecturale des façades attend encore son tour de toilettage tout en gardant son charme et sa beauté. A deux pas, le Capitole, copie conforme de celui de Washington qu’il dépasse même d’un mètre, a profité d’un régime de faveur et affiche sa restauration flambant neuve. On se perd dans l’enchevêtrement des places historiques et des rues. Elles attirent irrésistiblement vers la calle Obispo où les vitrines se sont mises à la mode devant l’afflux croissant des touristes étrangers.

Les splendeurs du Prado, avenue emblématique de La Havane

On se laisse prendre par l’ambiance
Et on se pose pour déjeuner dans l’un des cafés historiques de la vieille ville, comme le café Europa, pour déguster quelques fruits de mer grillés en écoutant un groupe de son ou de salsa ou en allant saluer Hemingway dont un bronze est posé sur le comptoir du Floridita, son bar préféré à deux pas. Sûr qu’il aurait lui aussi trinqué à la santé des 500 ans de la ville en buvant un (ou deux) daïquiris, le cocktail qu’il aimait. Le soir, on s’installe en terrasse sur la vaste plaza Vieja pour admirer les palais où pavoisaient jadis les nobles et les bourgeois ou encore face à la cathédrale dont l’élégante façade baroque occupe tout un côté.

Hemingway vous attend au Floridita

Cienfuegos mémoire du séjour des Français
A quelques heures de là, vers l’Oriente, Cienfuegos aligne ses palais sur une presqu’île où il fait bon flâner le soir avant de dîner face à la mer au pied des anciens casinos de la mafia. La richesse historique du centre-ville vous propulse en 1819, date de fondation des lieux par Jean Louis de Clouet, un français venu de Louisiane. Avec, sur la grand place le théâtre à l’italienne accueillit Caruso et Sarah Bernhardt, en face, le musée de l’Histoire navale cubaine et en son centre un kiosque à musique et un arc de triomphe cerclés de monuments marqués par l’éclectisme du siècle dernier.

La grand place de Cienfuegos

Trinidad, la petite perle coloniale
Un peu victime de son succès, il vaut mieux y dormir le soir pour en profiter après le départ des touristes et avant leur arrivée. On se perd avec délice dans le dédale de ses rues pavées à l’ancienne, des places, des églises colorées, des maisons pastel. Les hautes fenêtres à barreaux laissent entrevoir la prospérité d’un mobilier vieux de plusieurs siècles rappelant un temps où la canne à sucre dans la vallée accumulait les richesses venues du monde entier. Le soir, les gens se tiennent au frais devant leur porte et vous laissent entrer. A la Casa de la Trova se succèdent des musiciens qui rappellent le Buena Vista Social Club dans une ambiance arrosée de mojito et de cuba libre…

Trinidad, la perle coloniale

Pour en savoir plus
. S’informer :
www.visa-en-ligne.com/‎
www.novelacuba.com/Cuba/cartes_tourisme‎
. Y aller
Air France se distinguer de ses concurrents en proposant des cabines plus spacieuses et modernes en classe Business et Economy sur les Boeing 777/200 qui assurent 4 des 11 vols hebdomadaires vers la capitale cubaine.
Vols à partir de 570 euros
https://www.airfrance.fr/vols/paris+la-havane
Organiser son voyage :
– Havanatour est le tour opérateur spécialiste de Cuba aussi bien pour les voyages individuels organisés que les voyages en groupe.
www.havanatour.fr
Où dormir :
. A La Havane : Hôtel boutique Malecon 633 : chaque étage profite d’une terrasse face à la mer dans une créativité faite de récup à la façon cubaine. Les 5 chambres évoquent différentes époques de la capitale. Immersion dans l’ambiance locale, accueil chaleureux et petit déjeuner copieux.
Avenida Malecon 663
www.malecon663.com

L’hôtel boutique Malecon 663

. A Cienfuegos : Hôtel Melia San Carlos*****. Dans un bâtiment historique du centre-ville entièrement restauré avec style et élégance, excellent accueil, grand confort et modernité.
. A Trinidad : Hôtel La Calesa ****. Il est à deux pas de la plaza Carillo, le centre historique de la plus coloniale des petites villes cubaines inscrite à juste titre au Patrimoine mondial
– Lire :
Le Routard Cuba. Editions Hachette. Prix : 14,95 euros

Place de la cathédrale de la Havane

À propos de l'auteur

Titulaire d’un DEA de Lettres modernes Sorbonne, complétés par l’ESJ Paris (Ecole supérieure de journalisme) et après 6 six ans au Venezuela dans le cadre de la Coopération culturelle, Catherine Gary enseigne à l’Université René Descartes, au Lycée Turgot et à l’Ecole Supérieure de Tourisme. Tout en pigeant pour des maisons d'édition : traductions, lectures de manuscrits, rewritings. En 1997, elle occupe le poste de chargée de mission à la Communication et aux Nouveaux médias du Centre Georges Pompidou. Puis se tourne vers le journalisme : rédactrice en chef adjointe d’un magazine de tourisme et chargée de communication pour un magazine littéraire. Spécialisée dans les reportages tourisme, culture et société, Catherine travaille régulièrement pour Famille & Education, Divas, Destination Cuba, Lindigo (rédactrice en chef adjointe) et Infotravel. fr

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