CUBA : Belle & Fidèle.

Cuba. Perle des Caraïbes, île de la canne à sucre, archipel empreint de sensualité et invitant au farniente, la plus grande île de la Caraïbes avec 1200km de long est aussi la plus latino qu’il soit.

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Cuba, est un condensé de tout ce qui se dit et de tout ce que l’on peut entendre de mieux ou de pire, dans toute l’Amérique latine, tout en étant si proche de l’Amérique du Nord. Un état d’esprit, tel un air de salsa, balançant entre louanges jusqu’à un inventaire de critiques. Ile des palabres sans jamais l’avouer, l’île a engendré autant de romanciers que la création peut en produire. De José Marti à Alberto Padilla ou d’Ernest Hemingway à Guillermo Cabrera Infante, pour ne citer qu’eux, Cuba est présente dans les veines des romans, aimée et adulée, détestée ou critiquée. A elle seule, la grande île abrite un florilège d’antagonismes visibles à tous les étages ou presque. Belle comme sa nature tropicale, et fidèle à sa tumultueuse histoire, l’île telle un Mojito est un cocktail qu’il convient de décliner dans le bon ordre, pour comprendre la société Cubaine, sous réserve de se perdre dans des volutes qui ne seraient pas le seul fait des Havanes.

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Il est 9H00, en ce matin de mi Novembre, Cuba comme toute la zone Caraïbes sort de la période cyclonique et va entamer sa haute saison touristique. Les Buick et autres Chrysler, datant des années 50, et arborant le panonceau taxi, viennent s’aligner devant les grands hôtels à touristes de la Havane. L’heure de la découverte de la Capitale mi coloniale, mi castriste, et un rien nonchalante, s’entame soit en taxi vintage ou bien encore en « coco taxi », le tuk tuk local diront certains.

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Il fait bon, ni trop chaud, ni trop frais en cette saison, car la chaleur bien installée de la zone Caraïbes fait face à un challenger de poids, la fraîche brise de mer venue des USA qui ne sont qu’à 180km et où là bas, si loin si proche, c’est l’hiver. Un bon motif pour dénombrer peu de monde sur le Malecon, le fameux front de mer de la Havane, où les Cubains viennent en saison chaude s’agglutiner, pour s’aérer, respirer, admirer, suspendre le temps, échanger, palabrer encore et toujours.

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La Havane est une succession d’atmosphères, d’héritages du passé colonial d’autrefois, du castrisme d’hier à bout de souffle. Aujourd’hui, la ville, restaure à dose homéopathique, mais certaine, des bâtiments, des ruelles piétonnes, des façades historiques et autres places et agoras. La ville est un patchwork de styles architecturaux et d’atmosphères urbaines entremêlées. Les édifices réhabilités, cohabitent avec d’autres restés dans leur jus. Les Havanais aiment à se prélasser dans un parc, un jardin, sur un muret, sur un banc, les autres s’agitent d’un magasin d’alimentation accessible (avec tickets de rationnement) à l’autre, et parcourent ainsi des km en ville. D’autres animent des échoppes sur des marchés organisés, quand d’autres travaillent au service du tourisme : guides multilingues, chauffeurs de bus policés, taxis vintage, caléchiers aux visages burinés, vendeurs dans de minuscules boutiques à souvenirs, ou bien encore, employés de la marque de rhum Havana Club qui semble aussi forte que le régime en place, tant elle est présente partout.

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Et au milieu de tout cet inventaire, les affiches, murs peints, statues et monuments à la gloire de la révolution Castriste.
Ici où là, le temps semble s’être arrêté à la fin des années 50, tout y confère : voitures, façades, slogans, architecture, musique, cigares et cette nonchalance résignée, compréhensible et indescriptible à la fois, et tellement propre à Cuba.

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Alors, on sort de la ville, on roule deux heures pour rejoindre cette île devenue presqu’île, entourée d’une mer déclinant tous les bleus de l’univers et ourlée de sable blanc… importé.
Une île qui a pour nom Varadero.
Les palmiers royaux sont bien là, partout, et ont supplanté la mangrove et ses palétuviers encore bien présents néanmoins. Un univers docile et apprivoisé que cette île à « Resorts* » (*complexes hôteliers), la formule qui plaît aux touristes de tous poils, et qui vous met en position d’hôte captif dans une belle prison à ciel ouvert, où la cage est dorée. On est adepte ou pas de cette formule du ‘tout compris’, qui semble avoir séduit un grand nombre de bronzodromes de par le monde, et qui offre comme premier avantage, de ne se soucier que de sa personne et de l’heure des différentes haltes buffets. D’un point de vue sociologue ou comportementaliste, le plus intéressant y est d’observer la faune estivale et ses us et coutumes, ses codes et son ouverture à la communication avec les autres… ou pas.

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Mais après tout c’est déjà fin Novembre, le soleil est doux, le Cuba Libre est encore dans les verres, que le Cohiba pointe déjà ses flaveurs de feuilles de tabac roulées « Made in » la région de Vinalès. La Salsa des sensuelles Girls de Cuba se met en place, ce n’est pas le Buena Vista Social Club sur scène, mais ça en a de faux airs. Demain ce sera farniente, mercado à touristes, sortie barbecue en catamaran, ou bien encore relire le « Viel Homme et la Mer » sous les palmes bercées par le vent.

C’est un peut tout ça Cuba, qu’on le veuille ou non avec ici une certaine sensualité et de la chaleur humaine avec nos cousins latino.
Inimitable Cuba…

© Richard BAYON

– Y aller :
AIR FRANCE
https://www.airfrance.fr

– Se Loger :
– La Havane : Hotel Melia Habana
https://www.melia.com
– Varadero : Iberostar Playa Alameda
https://www.iberostar.com/fr/

À propos de l'auteur

Richard BAYON est un Parisien émigré en Touraine, qui a vécu tantôt dans la capitale, tantôt dans la cité Tourangelle. Parfois, il dit vivre entre Seine et Loire, mais c’est bel et bien au bord du fleuve classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité (‘World Heritage’ en anglais) qu’il vit, et même très exactement à 150m de l’indomptable Loire.Atteint d’une maladie incurable appelée ‘la bougeotte’ ou ‘la voyagite aigue’, il totalise 107 nations, pays et autres terres éloignées au compteur. Des pays, où il a séjourné de quelques heures à plusieurs mois, dont certains états où il a eu l’occasion d’y passer et repasser plus de 40 fois.Affublé par un confrère Grand Reporter du joli sobriquet de ‘Morpion de Carlingue’ parce que passionné d’aviation commerciale, et de transport aérien en général, il prétend avoir pris l’avion près de deux mille fois sur les cinq continents mais s’impatiente d’avoir encore tant de choses à voir.Sur sa réussite, l’homme est très critique, mais aussi réaliste : ‘je ne sais pas, ou n’ai pas fait un milliard de choses, que tout un chacun sait, connaît, ou a fait ; mais j’ai fait, vu et rencontré un milliard de choses que beaucoup ne verront sans doute jamais.Au chapitre des prétentions, il en affiche deux sans vergogne : avoir un sens de l’orientation, donc de la géographie du monde, hors du commun, vraiment hors du commun (il prétend aller plus vite que n’importe quel GPS : ndlr) et parle sept langues quasi couramment et peut se faire comprendre dans cinq autres.Question destinations ou pays préférés, sept paysages lui viennent de suite à l’esprit : le Vert de l’Ouest Irlandais, les Fjords Norvégiens, le Bleu et Blanc des îles Grecques, les Cirques de la Réunion, les Dunes de Sable du Ténéré, les Icebergs du Groenland, et les Rues pleines de vie de Bangkok en Thaïlande.Ainsi de toutes ses pérégrinations : il sait que cinq choses le fascinent plus que tout: l’Immensité des Déserts, l’Inaccessible des Volcans, l’Intensité des Glaciers et des Icebergs, le‘Haka’ des All Blacks et la Force Tranquille des Eléphants.De Queenstown en Nouvelle Zélande jusqu’à Illulissat au Groenland et de Johannesburg à Bangkok, il a roulé sa bosse, lui prétend surtout qu’il a ouvert ses yeux, et que ses voyages, tous ses voyages c’est son université permanente.http://www.infotravel.fr/voyages-insolites/compagnie-volotea-deploie-ailes/

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