GOLF À MADÈRE

GOLF À MADÈRE: Vin doux soleil et balades en plus sur l’île portugaise.

par Roland Machenaud

L’île portugaise de Madère, au large du Maroc, est un havre de paix et de balades pour le touriste qui cherche un environnement préservé, fleuri et accessible.

Madère possède deux golfs auxquels il faut ajouter un 18 trous dessiné par Seve Ballesteros sur la petite ile voisine de Porto Santo.

Madère

Quand on parle d’île, il convient de parler d’abord de transport aérien : or Madère offre de nombreuses possibilités d’accès à partir de Paris et de nombreuses villes françaises. Et si par hasard, on fait escale à Lisbonne, soit l’arrêt n’est pas long soit il est bon d’en profiter pour goûter aux charmes de cette belle capitale, douce, vivante, populaire et si attachante !

Madère

Madère, l’île aux fleurs.

Madère, l’île où il ne fait jamais ni trop chaud ni trop froid.

Madère, des siècles d’histoire écrits principalement par les Portugais et les Anglais.

Madère, petit paradis perdu dans l’océan atlantique, loin des agitations frénétiques de nos villes bruyantes et de nos stress quotidiens.

Madère, qui produit un vin aussi célèbre que son enfant chéri, le magicien aux pieds d’or Ronaldo.

Madère, aux balades en montagne ouvertes à tous, le long d’un incroyable réseau de canaux centenaires de 3 000 kms !

Madère

Mais parlons golf ! Les deux parcours de l’île portent de célèbres signatures : Robert Trent Jones Senior a dessiné en 1991 celui de Santo da Serra qui a souvent été classé dans le top 100 européen. Cabell Robinson réalisa en 1993 le golf de Palheiro alors que Seve Ballesteros est l’auteur du parcours de l’île voisine de Porto Santo en 2004. Trois grandes signatures qui, à elles seules, méritent le voyage.

 

Madère
Le golf de Santo da Serra, étape du Challenge Tour européen chaque année au printemps, a cependant une histoire plus ancienne : des anglais avides de golf y avait dessiné un parcours dès 1937 : il en reste un parcours de 9 trous adossé au nouveau parcours : à jouer absolument. Il s’en dégage une atmosphère spéciale et paisible, de golf inland face aux belles montagnes de l’île ! Le 18 trous du maître américain est plus dramatique, dans le sens anglais : les vues plongeantes sur l’océan atlantique et la presqu’île déserte obligent à sortir souvent l’appareil photo. Les dénivelés sont importants et il n’est pas interdit de prendre une voiturette, notamment pour la première fois. La fatigue ne doit pas prendre le pas sur le plaisir de la vue et du jeu. Tout le monde se rappellera le trou numéro 4, un par 3 de 163 mètres (boules jaunes) dont le green sert d’esplanade sur le grand bleu. On sera surpris aussi par la difficulté du 6 : un court par 4 de 310 mètres… où le bogey est souvent le bienvenu. Ou par le 13, un par 4 en montée de près de 400 mètres qui n’en finit pas. Un vrai parcours championship.

Le parcours de Pailheiro offre aussi de belles vues surplombant la capitale Funchal. La vue de la terrasse du club-house, à 500 mètres d’altitude, est à couper le souffle : surtout ne pas s’échapper après la partie et rester déguster son verre de vin en admirant le paysage. Le tracé est plus inégal mais c’est ce qui fait son charme : aucun trou semblable. Un résumé de ce que l’architecture de golf a produit ces dernières années. J’aime les trous 3, 6, 11 et 12 qui représentent bien cette diversité bien exploitée par Robinson dans cette propriété appartenant à la même famille anglaise depuis plus de 200 ans !

Quant au parcours de Seve Ballesteros, la série des trous 13-14-15 dominant la côte escarpée et sauvage de Porto Santo a quelque chose de magique qui gomme la difficulté économique empêchant une maintenance adéquate de ce parcours intéressant. Une île à deux heures de bateau de Madère où vécut longtemps Christophe Colomb avec femme et enfants avant de mettre les voiles pour les Amériques.

Où loger à Madère ?

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Trois solutions très différentes mais toutes bien satisfaisantes :

  • pour le luxe et le confort, une seule adresse : le Relais et Châteaux Casa Velha au cœur du golf de Palheiro. Cet beau bâtiment d’époque, rénové avec une élégance très britannique, doté d’un spa bien équipé et offrant la seule étoile Michelin de l’île, satisfera les adeptes du calme et de l’excellence discrète. Demander la chambre du roi, un habitué du lieu qui aimait bien les fêtes particulières (on dit que les femmes y venaient portant seulement des chaussures endiamantées). Billard et croquet pour ceux qui s’ennuient. Les premières de ces 37 chambres luxueuses reviennent à 210 euros. Ne pas oublier de visiter les jardins entourant la vieille maison familiale que Jonathan Fletcher, le sympathique représentant des dernières générations et formidable golfeur, vous montrera avec  grand plaisir : une explosion de couleurs et de formes rares où l’érotisme est aussi au rendez-vous. casa-velha.com.
  • pour ceux qui préfèrent l’animation urbaine, les contacts faciles et le bord de mer, Funchal propose une batterie d’hôtels sur l’océan dont le taux de remplissage reste élevé toute l’année. Musique, jeux, buffets sans limite et rencontres garantis. Un des plus économiques avec un rapport qualité-prix à l’allemande est le Galo Resort Hotel où on trouve ds chambres correctes pour moins de 50 euros par nuit. Pas mal pour un hotel 4 étoiles. galoresort.com.
  • enfin pour les fous de Nature et d’indépendance, il est fortement recommandé de choisir une résidence hôtelière qui a l’allure de gîte traditionnel la Quinta Santo Antonio da Serra : l’accueil est chaleureux, les jardins magnifiques, les appartements grands et bien équipés et le prix très petits. Pas étonnant que ce gite est la meilleure note de l’île sur Booking. Détail important pour les golfeurs : il est à 5 minutes du golf do Santo da Serra. Il est aussi un formidable départ pour les merveilleuses balades en montagne, les célèbres levadas.

 

À propos de l'auteur

Roland Machenaud vit au Pays Basque où il s’est installé il y a vingt ans après une vie itinérante qui la conduit de Toulouse à Washington en passant par Heidelberg et Paris. Il a fondé et dirigé plusieurs journaux et magazines régionaux dans le sud-ouest de la France. Actuellement membre de l’association européenne des journalistes de golf IGTWA, et en partenariat avec sa femme photographe Marie, il couvre pour plusieurs grands événements internationaux.

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