Hua Hin, un spot de rêve à découvrir en Thaïlande

Peu connu des touristes, cet ancien village de pêcheurs où le roi Rama VII se fit construire un palais d’été en 1920, mêle le charme de ses authentiques traditions à l’attrait de ses plages jalonnées d’hôtels paradisiaques.

Bénédiction des Elephants

Texte et photos Catherine Gary

intercontinental

De bassins en piscines, vous rejoignez la plage quasi déserte et vous installez sous un parasol pour un moment de rêve. De temps à autre passent sous vos yeux quelques cavaliers thaï, chapeau de cow-boy sur la tête. Ils vous proposent, en tout bien tout honneur, une petite chevauchée sur le sable… Et si vous êtes matinal, vous retrouvez la plage dans la lumière crépusculaire pour une offrande de fruits et de riz aux moines à robe safran qui en retour vous gratifient d’une bénédiction. Plus tard, le chef vous invite à un cours de cuisine thaï : un incontournable une fois qu’on a goûté à ces saveurs : un must international ! Vous y apprenez à accommoder viandes et poissons aux herbes, aux épices et au lait de coco de quoi régaler et surprendre les amis au retour. Et puis bien sûr, vous vous confiez aux mains expertes des masseuses du Spa.
Le polo à dos d’éléphant : un must thaïlandais !
Le ciel menaçant ne refroidit pas l’enthousiasme des supporters agglutinés sur les trottoirs dans la grand-rue de Hua Hin.

C’est jour de fête, tous attendent le défilé. Et voilà que s’approchent de bons gros pachydermes, peinturlurés de couleurs vives, accompagnés en fanfare des gracieuses danseuses thaïlandaises. Tout le monde s’ébranle à leur suite en direction du stade où va se dérouler la King’s Cup Elephant Polo Tournament, la Coupe Royale de Polo. Curieuses montures pour un jeu d’adresse et de vitesse que ces 42 éléphants, de gros patauds dans un jeu de porcelaine… Pas tant que ça pourtant ! Cela fait onze ans que cette compétition insolite attire des concurrents venus du monde entier.

Coupe Royale de Polo

Nous y avons même rencontré une équipe de Old Black venue se mesurer aux 11 autres teams internationaux, tous très sponsorisées. Vous ne verrez ce spectacle inhabituel qu’au Népal, en Inde ou au Sri Lanka, et encore, pas si souvent. Raison de plus pour ne pas le manquer. La compétition déjoue évidemment quelques règles classiques du très élégant jeu de Polo car il a fallu les adapter à la démesure de ces montures. Ainsi, les parties ne durent que 12 minutes pour ne pas fatiguer les éléphants qui peinent un peu à se déplacer. Quant à leur demander un galop, faut pas rêver. Mais l’ambiance est à la fête, et même souvent à la franche rigolade, ces bons gros pachydermes ne semblant pas toujours comprendre ce qu’on attend d’eux. Malgré les injonctions du cornac, assis à l’avant, et les gestes des joueurs, à l’arrière, qui lancent la balle dans le camp adverse avec leur maillet de deux mètres… La compétition, parrainée par le Roi de Thaïlande, se déroule aussi pour deux bonnes causes grâce à la très importante récolte de fonds. Elle finance des centres d’aide à l’amélioration de la vie et des soins aux éléphants. Et elle aide la Thai Elephant Therapy, une association pour les enfants autistes qui mise sur le contact avec ces gentils pachydermes pour favoriser leur contact avec le monde et le vécu de leurs émotions. Plein de bonnes raisons s’y assister !

PALAIS
Rama VII, un promoteur touristique avant l’heure
La vogue de cette petite station à 200 km de Bangkok sur la côte sud-ouest remonte aux années 1920. Pour fuir les chaleurs étouffantes de la capitale, le Roi Rama VII fait construire un palais d’été sans ostentation dans ce petit village de pêcheurs. Il l’appelle Klai Kangwon, « loin des soucis »… Mais très vite la cour en fait sa villégiature préférée et la mode de Hua Hin est lancée. Le village devient petite ville, le commerce fleurit sans perdre pour autant l’effervescence de ses traditions de pêche. Reste de cette époque une pagode un peu égarée, la station où le train s’arrêtait pour accueillir la famille royale. Quant au palais accroché sur la colline qui surplombe la mer, il demeure la villégiature du roi et de la reine et fait la fierté des habitants dès que les bannières en signalent l’arrivée. En leur absence, les portes s’ouvrent aux visiteurs… Le soir, Hua Hin découvre ses autres attraits : le marché de nuit, où vous dénichez toutes sortes de pacotilles à bas prix, vous mène jusqu’aux quais où abondent les très réputées des restaurants de poissons et de fruits de mer. Ici, pas de chichis. On prend place à la bonne franquette devant une table posée sur l’une des jetées qui avancent sur la mer. Serviettes en papier et absence de nappes. Mais quand les plats arrivent, vos yeux s’écarquillent mais vous ne restez pas bouche bée. Vous dégustez en silence poissons grillés que les pêcheurs ont juste sorti des filets, ainsi que calamars, coquillages et crustacés. Un festin accessible à tous ! Puis vous rentrez finir la soirée autour d’un verre à la terrasse de l’hôtel de votre choix.

Intercontinental 2

Pratique
Avant de partir :
– Office national de tourisme de Thaïlande : 90, avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Tél : 01 53 53 47 00
– Pas de visa pour tout séjour inférieur à 30 jours
Y aller :
– Thaï Airways propose des vols directs quotidiens à partir de 584 euros A/R
– Hua Hin se trouve à 224 km au sud de Bangkok avec des liaisons quotidiennes par avion. Trains quotidiens à la gare Hua Lamphong de Bangkok, dont un rapide qui part à 13h.
Séjourner :
-Hôtel Continental Hua Hin Resort*****, 160 euros la chambre double en haute saison.
www.intercontinentalhuahinresort.com
Pour les golfeurs :
2 golfs remarquables de 18 trous à proximité :
Le Black Mountain Golf Club,
www.bmghuahin.com
Le Banyan Golf Club Hua Hin, 
www.banyanthailand.com

À propos de l'auteur

Titulaire d’un DEA de Lettres modernes Sorbonne, complétés par l’ESJ Paris (Ecole supérieure de journalisme) et après 6 six ans au Venezuela dans le cadre de la Coopération culturelle, Catherine Gary enseigne à l’Université René Descartes, au Lycée Turgot et à l’Ecole Supérieure de Tourisme. Tout en pigeant pour des maisons d'édition : traductions, lectures de manuscrits, rewritings. En 1997, elle occupe le poste de chargée de mission à la Communication et aux Nouveaux médias du Centre Georges Pompidou. Puis se tourne vers le journalisme : rédactrice en chef adjointe d’un magazine de tourisme et chargée de communication pour un magazine littéraire. Spécialisée dans les reportages tourisme, culture et société, Catherine travaille régulièrement pour Famille & Education, Divas, Destination Cuba, Lindigo (rédactrice en chef adjointe) et Infotravel. fr

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