Découvrir l’Albanie: Là, où l’Adriatique embrasse la Mer Ionienne

Une fois n’est pas coutume, commençons la visite d’un petit pays Européen qui vaut plus que le détour, et qui est surprenant de beauté, en balayant devant sa porte tous les clichés, ragots, fantasmes et autres rumeurs à son sujet.
Ce petit pays, c’est l’Albanie, dans l’Europe des Balkans, dont on entend peu, ou pas parler du tout. Et lorsque les media en parlent, c’était, ou c’est souvent, associé à : communisme, mafia, dictateur, pauvreté, pays fermé etc.

 

Reportage Richard Bayon

 Mise au Point

Une rumeur, comme son nom l’indique, est sans fondement, puisque c’est une rumeur, mais son origine vient bien de quelque chose de concret, il lui faut bien un point de départ. Certains de ces poncifs ont la vie dure et appartiennent la plupart du temps au passé.
Le communisme s’est éteint avec le dictateur Enver Hoxha (prononcer ‘Odja’) qui régna sans partage de 29/11/1944 à 03/1991 (chute du Rideau de Fer), c’est à lui que l’on doit les 700 000 bunkers, un par famille, construits partout dans le pays (vous avez bien lu : 700 000), et aussi le fait de ne jamais construire une route dans un endroit non surveillé de plus de 700m de ligne droite, dès fois que des avions ennemis voudraient envahir le pays et s’y poser (paranoïa). C’est lui qui verrouille donc les frontières, et renferme son pays, où l’on ne compte plus alors les arrestations arbitraires et les exécutions pour l’exemple. Et pourtant, l’homme laisse une double trace : un tyran d’un côté, et un homme lettré, francophile, fort en diplomatie de l’autre, et un ‘admirateur’ de la France qui dialogue tant bien que mal avec lui.

Une Histoire Mouvementée

Ainsi, adieu communisme, adieu pays verrouillé, adieu dictateur et avec, la pauvreté induite, même si le salaire moyen de l’Albanie dans la démocratie parlementaire d’aujourd’hui n’est que de 300,00€ à 400,00€ mensuels pour un employé. On peut ne pas être riche, mais ne pas manquer de l’essentiel, et boire et manger à sa faim.
Ainsi, dans ce contexte géopolitique si particulier des Balkans, dans un pays qui fut tour à tour : Illyrien, Romain, Normand, Byzantin, Vénitien, Ottoman (avec une occupation durant 5 Siècles, au point d’y perdre partiellement sa religion et sa langue) puis Italien on sait ce que résister veut dire. Ainsi,l’Albanie accède, par la résistance, à son aspiration légitime de liberté et d’indépendance au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, dans la dictature d’abord, puis dans la pluralité politique ensuite.

 Une Harmonie Sociale et Religieuse

L’Albanie d’aujourd’hui, même si ce n’est pas l’euphorie totale renvoie plutôt une image apaisée, en phase de croissance, ouverte au monde et aux autres. Le pays est Musulman à 70%, un islam doux et tolérant, l’Islam Bektashi, une mouvance du soufisme et une branche de l’Islam Chiite. Tolérant à tel point, que dans la grande tradition Albanaise, on trouve des cafés bars, partout ou presque, là où l’on signe des contrats, et qui vendent de l’alcool (bière et raki) que nos voisins musulmans d’Albanie consomment allégrement. Par tradition aussi, on mange du porc, depuis toujours, une particularité qui ne fait même pas l’objet de débats houleux. Les familles sont souvent mixtes. Un mari catholique et une femme musulmane, et un chrétien orthodoxe dans la même famille. Et les réunions de familles mélangées, participent harmonieusement aux célébrations religieuses de tout un chacun dans le respect mutuel. L’Albanie est un laboratoire social à ciel ouvert, sans en avoir le nom, un carrefour de religions et d’influences, comme souvent dans les Balkans, c’est ce qui fait sa force et sans doute aussi sa faiblesse.
La tradition dans la modernité, mais le tout dans un certain réalisme cependant. C’est une démocratie parlementaire on l’a dit, l’Albanie est membre de l’Otan depuis 2009, et c’est la même année qu’elle se porte candidate à son entrée dans l’Union Européenne, mais sa candidature est officiellement reconnue depuis Juin 2014 par l’UE.
Même le pape est venu féliciter cette paix entre les religions dans le pays.

Une Géographie surprenante

ALBANIE/ INFOTRAVEL.FR

Pays montagneux, qui connaît la neige l’hiver, il s’étire du Nord au Sud sur presque 300km de long. Sa côte est tantôt plate, faite de plaines riches, tantôt montagneuse, et c’est devant l’Albanie que l’Adriatique embrasse la Mer Ionienne.
C’est précisément devant la cité balnéaire de Vlöre (canal d’Otrante) que se fait la rencontre d’eaux d’un Bleu Azur et d’eaux d’un Bleu Indigo. Les courants, les fonds marins et leurs profondeurs y sont sans doute pour quelque chose, mais il y a là une réalité géographique et physique tangible. Le pays ne fait pourtant qu’à peine 29 000km2 mais ses paysages sont aussi variés que celui d’un continent.
Lacs de montagne, forêts de conifères, vallées secrètes enclavées, villes historiques médiévales classées, stations balnéaires branchées, lagons intérieurs marais salants, criques sauvages et plaines agricoles alternent du Nord au sud et d’Est en Ouest.

 Un Long Héritage

albanie-plage

L’histoire mouvementée a laissé son empreinte dans de nombreuses villes et villages classés, on peut citer Shkodër et son lac du même nom tout au Nord du pays, Kruje, à un jet de pierre de Tirana, un village haut perché où le héros national Skanderberg s’illustra dans une résistance farouche contre l’occupant Turc. Berat la ville aux mille fenêtres datant du VIème siècle avant JC et classée par l’UNESCO et aussi Gjirokaster, la ville d’argent sous l’empire Byzantin classée aussi par l’UNESCO.

 l’Albanie accueillante

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Un pays qui a même décidé certains Français à s’y installer, comme Bérenger Thibaut, tombé amoureux du pays et qui dirige avec un succès certain l’entreprise Albanie Vacances, un réceptif et TO, créé en 2012, spécialisé sur le pays des Aigles (l’autre nom pour désigner l’Albanie). « On vient ici de Mai à Septembre pour les individuels, et en Mai Juin et aussi Octobre, en ce qui concerne les groupes » nous explique Bérenger Thibaut. Chaque saison a ses clientèles et les motivations sont bien multiples : « on y vient pour profiter du soleil et de la nature d’avril à la mi Novembre, mais aussi pour les découvertes culturelles » précise t-il, et d’ajouter : « l’hiver on peut y faire de la marche en raquettes, du ski de randonnée ou encore du chien de traineau » mais là n’est pas le seul argument : « on y vient aussi pour la gentillesse, le respect de l’étranger, la sécurité, la variété des paysages, l’harmonie sociale et religieuse et… la cuisine ».Car ici, la nature est dans l’assiette : les tomates, l’huile d’olive, les légumes frais, les viandes grillées à nulles autres pareilles, sans oublier les boissons des adeptes de Bacchus et Gambrinus (vins et bières), chacun y trouve son bonheur.

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Et question budget, pas d’affolement, les prix sont doux tout comme l’accueil : « hors billet d’avion, il faut compter sur un budget de 500,00€ la semaine, on peut venir avec Transavia depuis Orly Sud ou bien avec Adriaairways depuis CDG. En 2015, nous aurons accueilli de nombreux touristes dont 40% individuels et 60% de groupes qui séjournent, en moyenne, pour une semaine dans le pays et la tendance 2016 s’annonce très bien » conclut Bérenger Thibaut.
L’Albanie est un diamant de la nature dans un bel écrin qu’il ne faut pas hésiter à ouvrir.

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www.transavia.com/fr-FR/accueil
vacancesalbanie.com
www.amslav.com
www.ambasadat.gov.al/france/fr

 

 

À propos de l'auteur

Richard BAYON est un Parisien émigré en Touraine, qui a vécu tantôt dans la capitale, tantôt dans la cité Tourangelle. Parfois, il dit vivre entre Seine et Loire, mais c’est bel et bien au bord du fleuve classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité (‘World Heritage’ en anglais) qu’il vit, et même très exactement à 150m de l’indomptable Loire.Atteint d’une maladie incurable appelée ‘la bougeotte’ ou ‘la voyagite aigue’, il totalise 107 nations, pays et autres terres éloignées au compteur. Des pays, où il a séjourné de quelques heures à plusieurs mois, dont certains états où il a eu l’occasion d’y passer et repasser plus de 40 fois.Affublé par un confrère Grand Reporter du joli sobriquet de ‘Morpion de Carlingue’ parce que passionné d’aviation commerciale, et de transport aérien en général, il prétend avoir pris l’avion près de deux mille fois sur les cinq continents mais s’impatiente d’avoir encore tant de choses à voir.Sur sa réussite, l’homme est très critique, mais aussi réaliste : ‘je ne sais pas, ou n’ai pas fait un milliard de choses, que tout un chacun sait, connaît, ou a fait ; mais j’ai fait, vu et rencontré un milliard de choses que beaucoup ne verront sans doute jamais.Au chapitre des prétentions, il en affiche deux sans vergogne : avoir un sens de l’orientation, donc de la géographie du monde, hors du commun, vraiment hors du commun (il prétend aller plus vite que n’importe quel GPS : ndlr) et parle sept langues quasi couramment et peut se faire comprendre dans cinq autres.Question destinations ou pays préférés, sept paysages lui viennent de suite à l’esprit : le Vert de l’Ouest Irlandais, les Fjords Norvégiens, le Bleu et Blanc des îles Grecques, les Cirques de la Réunion, les Dunes de Sable du Ténéré, les Icebergs du Groenland, et les Rues pleines de vie de Bangkok en Thaïlande.Ainsi de toutes ses pérégrinations : il sait que cinq choses le fascinent plus que tout: l’Immensité des Déserts, l’Inaccessible des Volcans, l’Intensité des Glaciers et des Icebergs, le‘Haka’ des All Blacks et la Force Tranquille des Eléphants.De Queenstown en Nouvelle Zélande jusqu’à Illulissat au Groenland et de Johannesburg à Bangkok, il a roulé sa bosse, lui prétend surtout qu’il a ouvert ses yeux, et que ses voyages, tous ses voyages c’est son université permanente.http://www.infotravel.fr/voyages-insolites/compagnie-volotea-deploie-ailes/

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