La compagnie Volotea déploie ses ailes.


  CINQ QUESTIONS à EDO FRIART 
Directeur du développement de la  Compagnie Aérienne VOLOTEA.

VOLOTEA

Lazaro Ros (à gauche), Directeur Général Carlos Munoz (à droite), Président Directeur Général tout deux co-fondateurs

VOLOTEA est une Compagnie Aérienne Européenne dont le siège est à Barcelone, mais qui vole vers 72 escales en Europe et le Bassin Méditerranéen, et ce au départ de 8 Bases aériennes, dont 4 en France (Nantes, Bordeaux, Strasbourg et Toulouse), ensuite 3 en Italie (Venise, Palerme et Vérone) et enfin 1 en Espagne (Asturies). Agée de 4 ans en Avril prochain, elle dessert 196 routes à travers 13 pays et a déjà transporté 6 millions de passagers depuis sa création. Avec 27 000 vols réalisés l’an dernier et 2,5 millions de passagers transportés pour cette même année 2015, Volotea (dont le code OACI* est V7) est une entreprise souriante et entreprenante, qui affiche une vitalité étonnante. Son module de transport depuis le début, c’est le Boeing 717, un court moyen courrier biréacteur de 125 places (ex MD95). Elle en aligne 19 dans sa ligne de flotte. Cependant, juste avant l’heure du 4ème anniversaire, Volotea réceptionne et introduit 4 Airbus A 319 de 150 sièges, un modèle d’avion plébiscité dans d’autres entreprises du secteur (cf EasyJet ou encore Germanwings) et qui a déjà fait ses preuves. Un tournant dans la jeune et récente histoire de Volotea.

 

 

1°) Edo Friart, l’arrivée et le choix de l’A 319 comme nouvel avion, cela signifie quoi pour Volotea, une augmentation de la capacité, un changement d’outil, ou juste une opportunité ? Et d’où viennent ces avions : neufs, leasing, occasions ?

L’arrivée des A319 dans notre flotte constitue une augmentation de la capacité (de 20%, passant de 125 sièges pour nos B717 à 150 sièges sur nos A319) pour autant nous restons sur le même segment de marché (les vols directs et à bas prix au départ des régions). Nous pensons que l’A319 est une bonne alternative en termes de capacité, nous permettant de proposer plus de sièges sur nos destinations phares, un rayon d’action un peu plus important, mais en même temps, il reste d’une dimension bien adaptée à nos marchés régionaux, et donc, dans la continuité du modèle mis en place grâce au Boeing 717.
C’est effectivement un changement d’appareil, ce qui pour une compagnie aérienne est toujours une étape importante, mais la disponibilité ces deux dernières années des B717 s’étant nettement réduite, il nous a fallu penser à trouver un autre appareil. L’A319, très bon avion sur tous les plans, est donc le choix logique, d’autant plus qu’il est disponible pour constituer nos développements à long terme. C’est donc une bonne opportunité pour notre compagnie, comme l’a été le Boeing 717 en 2012. Ces avions sont loués auprès de différentes sociétés de leasing.

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2°) Vous opérez vos vols depuis 8 bases en Europe dont 4 en France, avec Toulouse qui ouvre ce mois de Mars 2016, peut on raisonnablement penser à une 5ème base et si oui où serait elle ? (On a pensé à Montpellier, Lille, Caen, Toulon ?)

La France a représenté avec l’Italie le plus gros développement de Volotea, et nous souhaitons continuer de nous développer sur ces deux pays. Nous voulons, avant de développer d’autres bases, continuer à développer nos bases existantes de Nantes, Bordeaux, Strasbourg et Toulouse, sur lesquelles nous pensons encore pouvoir apporter de belles nouvelles lignes ou de la croissance sur des lignes existantes que nous avons précédemment développées. En moins de 4 ans, avoir basé 11 avions, transporté plus de 2,6M de passagers, ouvert 16 escales en France est bien sûr pour nous une fierté. Tous les bassins de population importants sur lesquels nous sommes présents peuvent représenter des bases potentielles, il y a donc la place pour d’autres ouvertures de bases dans les années qui viennent. En même temps, nous sommes attentifs à l’évolution des marchés et de la concurrence et ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Volotea est ambitieuse, mais étape par étape !

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3°) Nantes fut votre première base française, et demeure en tête pour son nombre de passagers; alors on ne va pas éviter la question, quelle est la position officielle de Volotea au sujet de Notre Dame des Landes, et vous même, avez vous un avis sur : la sur ou sous utilisation de l’actuelle plateforme Nantes Atlantique, saturé ou pas l’aéroport ?

C’est un débat difficile, et nous ne souhaitons pas y participer. Mais nous sommes maintenant un des trois acteurs les plus important de la plateforme nantaise et en connaissons donc bien les tenants et aboutissants. Volotea constitue une part importante de la croissance annuelle de l’aéroport depuis 2012, et nous savons que de plus en plus de périodes sont excessivement chargées pour les terminaux ainsi que sur les parkings avions ou la piste. Sans parler des trajectoires d’approche particulières par rapport à d’autres aéroports. Volotea, accorde une haute importance à la qualité de la prestation offerte à ses passagers à l’aéroport, et par conséquent nous resterons très attentifs à ce que les prestations offertes par Nantes-Atlantique ne se dégradent pas avec le développement très fort du trafic qu’il connait.

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4°) Quand on examine de près votre réseau de routes aériennes, vos destinations sont majoritairement vers l’Europe du Sud et la Méditerranée, qu’en est il du Nord de l’Europe et de l’Europe de l’Est à de rares exceptions ? Allez vous vous développez dans ces directions ?

Nos lignes sont assez variées, sur le domestique nous développons des lignes dans toutes les directions, pour répondre à la demande affinitaires (familles, amis, etc.), la demande affaires (de plus en plus sur nos lignes où les fréquences sont importantes), puis la demande loisir sur les week-ends appelés « short-break ». Sur le pur segment loisir, il est vrai que nos lignes sont orientées vers le sud, fonction de la demande de nos clients et des marchés qui se développent, clients individuels, ou clients agences de voyages et tour-opérateurs. Ne pas oublier que la majorité des lignes ouvertes par Volotea depuis 2012, n’existaient pas avant, ou n’étaient pas développées. Le risque était donc important. Nous avons par contre bel et bien développé plusieurs lignes vers l’est de l’Europe, Prague étant un aéroport sur lequel nous avons déjà 5 lignes (dont 4 vers la France). Munich est un autre aéroport de Volotea, nous venons d’y ajouter une 3e ligne (vers Mykonos en plus de Nantes et Bordeaux). Puis comme nouveauté 2016, d’abord depuis l’Italie (Vérone), nous avons ouvert deux lignes vers les Balkans, Tirana en Albanie et Chisinau en Moldavie. Enfin nous développons fortement la Croatie depuis la France. Nos projets ne sont pas encore tout à fait précis mais nous souhaitons, étudions, plusieurs aéroports en plus sur l’Europe de l’Est pour 2017 ou 2018.

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5°) Sur l’ensemble de vos passagers quelle est la part business et la part loisirs vacances, quelles sont les motivations de vos voyageurs au-delà du vol, et enfin, quelles sont dans l’ordre les trois routes aériennes de votre réseau les plus plébiscitées et pourquoi ?

Je ne veux pas vraiment faire de moyenne globale car le panier de lignes de Volotea est très hétérogène. Nous observons comme je l’ai dit précédemment une nette augmentation des passagers affaires sur nos lignes domestiques italiennes, mais aussi françaises (nos lignes domestiques au départ de Strasbourg par exemple), cela va de pair avec les fréquences proposées. Sur d’autres lignes, plus saisonnières, la part affinitaire, et la part loisir sont prépondérantes (la Corse par exemple). Nous avons aussi des lignes naturellement très majoritairement loisir, puisque nous travaillons avec des Tours-Opérateurs dessus (les Canaries par exemple) Enfin, nous observons également des passagers qui partent avec Volotea et reviennent avec d’autres compagnies, et vice-versa, fonction des horaires, c’est un phénomène assez nouveau depuis 2012 et notre arrivée. Les trois faisceaux les plus importants depuis la France sont les domestiques transversales, les domestiques corses puis les lignes vers l’Italie ou l’Espagne.

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À propos de l'auteur

Richard BAYON est un Parisien émigré en Touraine, qui a vécu tantôt dans la capitale, tantôt dans la cité Tourangelle. Parfois, il dit vivre entre Seine et Loire, mais c’est bel et bien au bord du fleuve classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité (‘World Heritage’ en anglais) qu’il vit, et même très exactement à 150m de l’indomptable Loire. Atteint d’une maladie incurable appelée ‘la bougeotte’ ou ‘la voyagite aigue’, il totalise 107 nations, pays et autres terres éloignées au compteur. Des pays, où il a séjourné de quelques heures à plusieurs mois, dont certains états où il a eu l’occasion d’y passer et repasser plus de 40 fois. Affublé par un confrère Grand Reporter du joli sobriquet de ‘Morpion de Carlingue’ parce que passionné d’aviation commerciale, et de transport aérien en général, il prétend avoir pris l’avion près de deux mille fois sur les cinq continents mais s’impatiente d’avoir encore tant de choses à voir. Sur sa réussite, l’homme est très critique, mais aussi réaliste : ‘je ne sais pas, ou n’ai pas fait un milliard de choses, que tout un chacun sait, connaît, ou a fait ; mais j’ai fait, vu et rencontré un milliard de choses que beaucoup ne verront sans doute jamais. Au chapitre des prétentions, il en affiche deux sans vergogne : avoir un sens de l’orientation, donc de la géographie du monde, hors du commun, vraiment hors du commun (il prétend aller plus vite que n’importe quel GPS : ndlr) et parle sept langues quasi couramment et peut se faire comprendre dans cinq autres. Question destinations ou pays préférés, sept paysages lui viennent de suite à l’esprit : le Vert de l’Ouest Irlandais, les Fjords Norvégiens, le Bleu et Blanc des îles Grecques, les Cirques de la Réunion, les Dunes de Sable du Ténéré, les Icebergs du Groenland, et les Rues pleines de vie de Bangkok en Thaïlande. Ainsi de toutes ses pérégrinations : il sait que cinq choses le fascinent plus que tout: l’Immensité des Déserts, l’Inaccessible des Volcans, l’Intensité des Glaciers et des Icebergs, le‘Haka’ des All Blacks et la Force Tranquille des Eléphants. De Queenstown en Nouvelle Zélande jusqu’à Illulissat au Groenland et de Johannesburg à Bangkok, il a roulé sa bosse, lui prétend surtout qu’il a ouvert ses yeux, et que ses voyages, tous ses voyages c’est son université permanente. http://www.infotravel.fr/voyages-insolites/compagnie-volotea-deploie-ailes/

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