Entre Ronsard et le duc de Sully, le Centre-Val de Loire mêle poésie, patrimoine et paysages ligériens.
Propice à la découverte et à l’itinérance, toutes les saisons sont une invitation à s’égarer dans le Centre-Val de Loire, sa nature, ses villages et ses paysages. Et quoi de mieux que de s’inviter dans le Loir-et-Cher, chez Ronsard ou dans le Loiret, chez le Duc de Sully ?
LE LOIR-ET-CHER
CHEZ RONSARD
Dans le Loir-et-Cher, les paysages ne se contentent pas d’être photogéniques : ils ont aussi façonné des plumes illustres.
Enfant du pays, Pierre de Ronsard naît en 1524 au Manoir de la Possonnière, où il grandit entre la forêt de Gâtine, le Loir et les coteaux creusés de caves. Ce décor, à la fois paisible et inspirant, devient sa première école de poésie, bien avant ses succès à la cour et dans les cercles littéraires parisiens. Plus tard, c’est encore dans le Loir-et-Cher, au Château de Talcy, qu’il tombe éperdument amoureux de Cassandre dont la beauté élégiaque est comparée à la rose ! Au point que le Vendômois, berceau de ses premières rimes, a fini par être surnommé le “Pays de Ronsard” à la fin du XIXe !
S’égarer dans le monde de Ronsard, c’est :
Filer au Manoir de la Possonnière, maison natale du poète ! Entre communs troglodytiques ornés de sculptures Renaissance et cheminée monumentale, le lieu a gardé un sérieux cachet… et un certain goût pour le grandiose. L’étage, consacré champion de la rime, donne l’impression que la poésie n’a jamais quitté les lieux ! Côté jardins : roseraie, labyrinthe, pergola, potager font écho à l’univers de l’artiste. À 2h, le Château de Talcy est LE lieu poétique par excellence. Autrefois théâtre des amours de Ronsard et Cassandre, fille du proprio florentin mais aussi de Théodore Agrippa d’Aubigné et Diane Salviati, Talcy s’articule entre jardins exceptionnels et dimension historique.
S’égarer dans le Vendômois, c’est :
Flâner dans les villages troglodytes, comme Trôo, Lavardin (« Plus Beaux Villages de France ») et Les Roches l’Évèque. Maisons creusées dans la falaise et ruelles charmantes pour l’un, ruban vert de promenade qui domine les toits et coteau troglodytique pittoresque pour les deux autres : ils offrent les secrets d’un monde « englouti » planqué dans une nature intimiste. Tout près, dans un petit vallon, le jardin du Plessis Sasnières est le plus anglais des jardins français. Classé jardin remarquable, ce véritable paradis luxuriant imaginé par Rosamée Henrion est organisé autour d’une allée centrale de magnolias sublimée par des mises en scènes végétales.
Pédaler sur l’itinéraire de la Vallée du Loir à Vélo (V47) !
Balade bucolique qui traverse 4 départements, La Vallée du Loir à vélo est la promesse d’une virée nature intimiste. Émaillé de petits bistrots chics et d’adresses de charme, l’itinéraire déroule un parcours confidentiel dans le sillage tranquille du Loir, de Vendôme à Couture-sur-Loire via Trôo. Envie d’un petit rafraîchissement ? Le Loir se prête parfaitement à une petite virée en Canoë ! D’une durée de 2h30, la boucle « De Lavardin à Sasnières par les troglos », embarque dans une ambiance champêtre le long de coteaux creusés d’habitations troglodytiques !
L’instant food : Le ResTrôo troglo de la Cave du Vigneron
Seul restaurant troglodytique du Vendômois, Le Restrôo sert uniquement des plats composés de produits locaux : assiette de charcuterie, assiette de poissons fumés, assiette de fromages, chèvre/Petit Trôo chauds, croque-monsieur et desserts.
Où dormir ? repere-sauvage
Domaine hybride dans lequel se mélangent vacanciers et locaux, aventuriers et casaniers, le Repère Sauvage est plus qu’un hôtel-restaurant : une belle maison de campagne au cœur de 42 hectares de nature avec 16 chambres et 20 lodges, telles de petites maisons de bois à l’ambiance à la fois feutrée, chaleureuse et colorée.
LE LOIRET
CHEZ LE DUC DE SULLY
Porte d’entrée du Val de Loire, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, Sully-sur-Loire s’impose comme un point de départ idéal pour découvrir un territoire façonné par l’histoire du duc de Sully, ancien ministre du roi Henri IV. Du Val de Sully à Briare via Gien, entre Loire et paysages verdoyants, la région se prête à toutes les envies d’évasion.
S’égarer dans le monde du Duc de Sully, c’est :
Filer au Château de Sully ! Archétype du château défensif à l’orée de la Renaissance, il se dresse depuis la fin du XIVe siècle sur les bords du fleuve sauvage. Une silhouette dotée de larges douves encore en eau, un donjon massif et de hautes tours : il cache derrière son armure militaire un intérieur meublé Renaissance rappelant le quotidien du célèbre duc de Sully. Ce dernier consacrera une part de son immense fortune pour adapter la demeure à ses goûts, mélange subtil entre puissance, confort et mise en scène du pouvoir. Rempli de trésors, comme les tapisseries de Psyché ou les charpentes datant du XIVe siècle, le château abrite 400 œuvres d’art exposées, 19 salles à visiter sur 3.000 m² de superficie et au sein d’un parc de 25 hectares !
S’égarer autour de Sully-sur-Loire, c’est :
Filer à Guilly ! Si ce « Village de Caractère du Loiret » joue la carte de l’authenticité avec son patrimoine soigné (moulin à vent, gabare, briqueterie), il vaut aussi le détour pour ses espaces naturels exceptionnels. Ici, la Loire a dessiné le dernier grand méandre de Loire sauvage du Loiret qui donne au village des airs de carte postale vivante. Mosaïque de milieux riches en biodiversité (forêts alluviales, prairies humides, et grèves végétalisées), le site est très apprécié des promeneurs, des photographes et des peintres mais aussi des pêcheurs !
Pédaler sur la Scandibérique
Véloroute qui traverse 3 départements (Loiret, Loir-et-Cher et Indre-et-Loire), La Scandibérique est l’occasion rêvée de s’échapper une quarantaine de kilomètres au fil des courbes du fleuve royal. Du Château de Sully-sur-Loire, la route met le cap sur Gien, son célèbre pont, avant de flâner entre château, faïencerie et traditions cynégétiques. La Scandibérique déroule ensuite un itinéraire paisible où nature et patrimoine dialoguent sans effort, avant de rejoindre le Pont-canal de Briare, prouesse d’ingénierie de l’entreprise Eiffel et véritable spectacle suspendu 11 mètres au-dessus du fleuve.
Randonner autour de Briare, c’est…
Marcher sur les pas de Robert Louis Stevenson ! C’est ici, à Grez-sur-Loing, que l’auteur écossais de l’Ile aux Trésors rencontre Fanny Osbourne l’amour de sa vie. Découpé en plusieurs étapes, cet itinéraire de 4h suit les canaux, rivières et ouvrages hydrauliques du territoire. D’Ouzouer-sur-Trézée à Chatillon-sur-Loire, le tracé met en valeur écluses, ponts-canaux et paysages ligériens.
Le Château de Gien
Tout près de Briare, Gien mérite une vraie halte, que ce soit pour sa faïencerie, incontournable du paysage culturel français depuis près de 200 ans, ou pour son château. Construit dans les années 1490, habillé de briques rouges et noires ainsi que de pierres blanches de chaînages, il annonce le style renaissance et les influences italianisantes avec son architecture décorative. Considéré comme l’un des premiers de la Loire, il offre, sinon une muséographie riche de dispositifs numériques, olfactifs, tactiles et sonores, un formidable panorama sur la ville et la vallée de la Loire.
L’instant food : Le Grand Saint-Benoît à Saint-Benoît-sur-Loire
Dans le village chargé d’histoire où repose le poète Max Jacob, le chef Sébastien Arrondeau joue les équilibristes entre tradition et inventivité dans les cuisines du Grand Saint-Benoît. Truite de St Aignan, escalopes croustillantes de ris de veau, dos de bar ou encore tarte Tatin revisitée : la carte déroule ses promesses comme un menu de haute voltige, où chaque plat semble avoir été pensé pour flatter papilles et regards !
Où dormir ? Château de la Bussière à La Bussière
Propriété de la famille Duchemin de Chasseval depuis 1814, ce château en briques losangées du XVIIe siècle, campé au bord d’un étang, est le spot incontournable pour faire une partie de pêche ou une cueillette de fruits rouges ! Ce petit coin de paradis est aussi le spot idéal pour se ressourcer.
