Féerie de couleurs, un Safari en Afrique du Sud

afstop.jpgPlonger son regard dans celui d’une lionne lovée au creux d’herbes hautes. Apprécier le déhanchement gracieux d’une girafe déambulant entre les arbustes. S’arrêter face à un troupeau de buffles aux naseaux brillants. Assister à l’envol majestueux d’un aigle au dessus des cimes. Saluer respectueusement quelques éléphants coupant la piste devant soi. Voilà un plein de sensations à vivre, et à conserver longtemps en mémoire (au-delà des sublimes photos qui épateront tous vos amis). C’est parti pour un safari en Afrique du Sud !

Le pays est riche d’une faune diversifiée et particulièrement abondante. Que ce soit dans l’enceinte même du Parc Kruger, à la frontière avec le Zimbabwe et le Mozambique. Ou que ce soit les réserves naturelles privées alentours. La savane regorge d’animaux sauvages, que l’on peut approcher à quelques mètres seulement. Frissons garantis. Exotisme total. Clichés inoubliables.

Pour apprécier la beauté des éléments, et pouvoir admirer un nombre suffisant d’espèces, il convient de séjourner au moins deux ou trois nuits dans le bushveld (la brousse). Vous ne verrez pas le temps passer, et vous jouirez pleinement d’un environnement à couper le souffle qui vous redonnera un tonus d’enfer. En février-mars, le Kruger connaît sa saison des pluies, ce qui n’empêche pas de profiter de très belles périodes ensoleillées. L’avantage est de s’extirper d’un hiver européen qui n’en finit plus, et de découvrir une végétation luxuriante, riche en flore, colorée et pleine de senteurs. Les animaux restent parfaitement visibles. A l’inverse en juillet-août, en pleine saison sèche, le sol aride et poussiéreux n’offre pas le même sens de l’hospitalité. Mais le spectacle d’un point d’eau à la tombée de la nuit ne s’oublie pas. La soif attire toutes les espèces, qui défilent sous vos yeux pour s’abreuver, s’épiant les unes les autres pour éviter les rencontres à risques. Ainsi une girafe tendra-t-elle avec anxiété le cou au dessus des broussailles, pour surveiller qu’aucun félin ne menace les autres membres du groupe venus se désaltérer.

Avant la fin du 19° siècle, une grande partie de la faune de cette partie du monde a été anéantie par la chasse, non règlementée. Dès lors, deux premières réserves ont été crées, Sabi et Singwisi, fusionnée en 1926 dans le Parc National Kruger. Ce dernier s’intègre désormais dans le Grand Parc Transfrontalier du Limpopo, qui représente, entre l’Afrique du Sud, le Mozambique, et le Zimbabwe, l’une des plus vastes régions protégées du continent. Les animaux s’y déplacent en toute liberté, et si l’homme y est admis, c’est uniquement en spectateur, grâce à une surveillance très stricte des Rangers Nationaux contre les braconniers.

Ici, on ne vous parlera que des « Big Five » ! Votre voyagiste vous imposera le challenge de tous les voir, ou au pire, de les apercevoir au loin. Dans le Lodge, autour du repas du soir, ils alimentent les commentaires entre voyageurs. Durant chaque safari, dès cinq heures du matin pour vivre les premières heures de l’aube en compagnie des animaux, ou jusqu’à vingt heure (et parfois au-delà) quand tombe la nuit sur le monde sauvage, les rangers au volant des quatre-quatre et les pisteurs qui les guident dans la savane, focalisent leurs recherches sur ces « Big Five », les cinq gros. Le rhinocéros blanc, avec sa lèvre carrée adaptée aux pâturages et son aspect légèrement plus préhistorique, est moins agressif, et donc plus visible, que le rhinocéros noir, légèrement plus petit. Pas facile à dénicher, toutefois vous tomberez forcément dessus à un moment où à un autre. Le buffle, que l’on croise en bande dans les herbes hautes et épaisses, mais parfois aussi en promeneur solitaire. Toujours très impressionnant quand ses naseaux soufflent bruyamment près de vous. L’éléphant, extrêmement paisible, surgit parfois au tournant d’une piste, suivi de tout son groupe (il vit dans des unités sociales stables, menées par une matriarche). Le lion, roi de la jungle, se laisse relativement bien approcher, tant il est vrai que les véhicules sont désormais partie intégrante du paysage (attention néanmoins : hors de question que se mettre debout dans le véhicule, et bien sûr interdiction absolue d’en descendre). Le léopard, dernier de ces « Big five », se montre nettement plus discret. Prédateur nocturne, il chasse à l’affût, et passe ses journées caché dans la brousse, restant secret et solitaire. Ainsi a-t-il refusé de se montrer à notre objectif. En compensation, nous sommes allés rendre visite à des guépards au centre de sauvegarde des animaux de Kapama.

La biodiversité du Parc Kruger et des réserves privées alentours est étroitement liée à un riche héritage d’une diversité culturelle qui remonte à plus d’un million d’années. Les chasseurs, cueilleurs, explorateurs ou éleveurs qui ont traversé ici l’histoire, y ont toujours trouvé cette flore et cette faune qui attirent aujourd’hui tant de touristes. Près de 150 espèces de mammifères (les girafes, gnous, antilopes, impalas, phacochères, ou babouins apparaissent très régulièrement dans votre champ de vision, les zèbres plus rarement), et plus de 500 espèces d’oiseau (vous admirerez partout des choucadors, entièrement colorés d’un magnifique bleu nuit, des pintades casquées, des aigles et autres vautours, sans oublier le rollier à long brin et son très beau bleu des mers du sud).

Plusieurs options s’offrent à vous pour profiter de cet environnement exceptionnel. Soit parcourir du sud au nord les 350 km du Parc Kruger (vaste comme le Pays de Galles) avec son propre véhicule (vitesse limitée). On peut dormir alors dans des camps plus ou moins rustiques (de 10 euros en camping à 60 ou 80 euros pour un cottage), à l’intérieur même de ce parc national sud-africain (ce qui oblige à effectuer les réservations à l’avance). Soit s’offrir un Lodge un peu plus luxueux dans une réserve privée avoisinante (entre 200 et 1000 euros la nuit en fonction du standing). Dans ce dernier cas, tous est compris : le safari du matin (réveil à 5h, petit café, balade en voiture ouverte jusqu’à 8h ou 9h, puis petit-déjeuner complet), le lunch à la mi-journée, le thé de 16h (gâteaux inclus), le safari du soir (généralement entre 16h30 et 20h), et le boma (dîner traditionnel servi à la belle étoile).

Conseils pratiques :

En fonction de la saison, vous aurez davantage de verdure (saison des pluies durant l’hiver français) ou la garantie de voir les animaux près des points d’eaux (saison sèche en juillet août). Eviter les vacances scolaires sud africaines (décembre-janvier, Pâques, et juillet).

Dans le parc Kruger, vitesse limitée à 50 km/h sur route goudronnée, 40 km/h sur piste. Station d’essence dans les grands campements. Hors piste interdit. Défense absolue de descendre de voiture, de nourrir les animaux qui ont toujours la priorité. En réalité, vous pourrez passer deux ou trois heures sans voir grand-chose, puis tomber sur deux lionnes repues près d’une girafe qu’elles viennent de commencer à déchiqueter. La nature est reine. Les rangers laissent faire.

Préférer l’observation tôt le matin ou en début de soirée. Au cœur de la journée, la chaleur écrase tout, y compris la vitalité des animaux qui se reposent, et la lumière est tellement plus belle aux premières et aux dernières heures du jour. Les points d’eau sont des endroits parfaits pour être sûr de ramener de belles photos de son safari.

Liens utiles :

Site officiel du Parc Kruger : http://www.sanparks.org/parks/kruger/

Complexe de Sabi Sand (qui réunit plusieurs résevres dont Mala Mala, Londolozi, et Sabi Sabi) : http://sabi.krugerpark.co.za/

Réserve de Thornybush : http://www.thornybush.co.za/

Réserve de Kapama (familiale et bon rapport qualité prix, notamment à Buffalo Camp) : http://www.kapama.co.za/_fr/

Réserve de Timbavati (qui jouxte la zone centrale du Kruger) : http://www.timbavati.com/

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À propos de l'auteur

Robert Kassous à été le responsable Tourisme à l’Obs pendant près de 20 ans.Photographe, reporter, il a créé et dirigé le Magazine Week-end du Nouvel Observateur. Après un passage d’un an chez Challenges et Sciences et Avenir, il se consacre désormais à son site Infotravel.fr dont il assure le développement grâce à sa formation à Sciences PO Paris Master 2 en Management des Médias et du Numérique. Il collabore à différents magazines print ou web comme Historia, Tourmag, A/R, Cuba Magazine. Passionné de Voyages et de rencontres, il a créé et animé les déjeuners Tourisme de l'Obs pendant 10 ans. Il est également l’invité de grands médias français pour son expertise sur le tourisme, LCI, Soir3, Europe 1, AFP etc. Administrateur du PressClub depuis 2011, il organise avec Isabelle Bourdet, la directrice générale du PressClub de France, des déjeuners afin de connaître toutes l'actualité des Offices de Tourisme, Tours Opérateurs, Compagnies Aériennes, ainsi que toutes les institutions représentatives des professions liées au Tourisme. Avec le Sociologue Guillaume Demuth, il anime des conférences en entreprise ou sur des salons comme le Salon Mondial du Tourisme, Top Résa etc . L'idée étant de comprendre et anticiper les différents changements de comportement des touristes, connaître l’impact des nouvelles technologies, leurs applications et implications dans le monde du Tourisme. Robert est membre de l’Association des Journalistes de Tourisme (AJT)

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3 Commentaires

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