Abbayes, citadelles, vignobles et chefs-d’œuvre architecturaux : cap sur neuf sites UNESCO emblématiques de la région.
Unis par leur Valeur Universelle Exceptionnelle, ces sites UNESCO partagent une même ambition : faire découvrir leurs richesses à un vaste public. Parmi toutes leurs actions, les sites UNESCO ont imaginé des soirées exclusives pour mieux faire comprendre l’intérêt de certains lieux culturels : les Apéros avec V.U.E.
Chacun de ces sites illustre l’importance historique, culturelle et naturelle de la Bourgogne-Franche-Comté et œuvre à la fois pour la transmission d’un héritage commun.
1. La Colline Notre-Dame du Haut (Le Corbusier) – Ronchamp – Vosges du Sud
La Colline Notre-Dame du Haut est un lieu d’une haute valeur historique, artistique et spirituelle.
Le Corbusier y construit une chapelle en 1955. Jean Prouvé réalise un campanile dans les années 1970 et, plus récemment, en 2011, Renzo Piano complète l’harmonie architecturale avec la construction d’un pavillon d’accueil, de la porterie et du monastère Sainte-Claire destiné à accueillir une communauté de Sœurs Clarisses.
Bâtiment iconique, c’est la chapelle Notre-Dame du Haut qui est inscrite en série sur la Liste du patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis juillet 2016.
2. Citadelle de Besançon et fortifications Vauban -Montagnes du Jura
Emblématique de la ville de Besançon, la Citadelle est l’un des sites culturels et touristiques incontournables pour quiconque visite les Montagnes du Jura.
Elle est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO pour la Valeur Universelle Exceptionnelle des fortifications de Vauban.
Le site abrite derrière ses remparts trois Musées de France : le Musée comtois, le Muséum ainsi que le Musée de la Résistance et de la Déportation. Leurs exceptionnelles collections invitent à apprendre du passé pour comprendre aujourd’hui et agir demain.
3. Les Climats du vignoble de Bourgogne
Depuis le 4 juillet 2015, les Climats du vignoble de Bourgogne sont inscrits sur la prestigieuse Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que « paysage culturel », c’est-à -dire comme « œuvre conjuguée de l’homme et de la nature ».
L’inscription porte sur les Climats du vignoble des Côtes de Nuits et de Beaune, comme modèle de la viticulture de terroir. Elle intègre également les éléments culturels et patrimoniaux incarnant l’histoire millénaire de cette production viticole.
C’est ainsi toute l’émergence d’une culture, de savoir-faire et du patrimoine des villages viticoles ainsi que des centres historiques de Beaune et de Dijon qui sont reconnus par l’UNESCO.
4. La Saline royale d’Arc-et-Senans – Montagnes du Jura
Inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982, la Saline royale d’Arc-et-Senans est le chef-d’œuvre de Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), architecte visionnaire du siècle des Lumières.
Elle constitue également un témoignage rare dans l’histoire de l’architecture industrielle.
Manufacture destinée à la production de sel, la Saline royale a été créée par la volonté de Louis XV et construite entre 1775 et 1779.
Son parti architectural, son histoire et sa réhabilitation en font aujourd’hui un monument unique au monde ouvert à tous les publics.
5. La Grande Saline de Salins-les-Bains –Â Montagnes du Jura
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2009, la Grande Saline est un témoignage unique en Europe de 1 200 ans de production de sel.
Portant la marque des souverains et perpétuant la puissante mémoire de ses ouvriers, ce site historique et industriel d’exception recèle de véritables trésors : une galerie souterraine, véritable cathédrale du XIe siècle, une pompe du XIXe siècle toujours en fonctionnement, jusqu’à la dernière poêle à sel de France.
Un patrimoine emblématique des Montagnes du Jura à découvrir.
6. Lacs de Chalain et de Clairvaux – Sites palafittiques -Montagnes du Jura
Les rives des lacs de Chalain et de Clairvaux témoignent d’une occupation humaine remontant à la période comprise entre le XXXIIe et le XXVIe siècle avant J.-C. Des villages, dont certains construits sur pilotis, sont connus sous le nom de « palafittes ».
Classés par l’UNESCO en 2011, ils représentent le premier bien culturel subaquatique du patrimoine mondial.
Les sites de Chalain et de Clairvaux font partie du bien sériel transnational des Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes, qui regroupe 111 sites répartis dans six pays : la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et la Slovénie.
Trop fragiles pour être visibles, ces vestiges se découvrent aujourd’hui grâce à une visite virtuelle proposée par le musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier.
7. Abbaye de Fontenay – La Bourgogne
Fondée en 1118 par Saint Bernard, l’Abbaye de Fontenay est l’une des plus anciennes abbayes cisterciennes de France.
L’architecture romane confère une homogénéité remarquable à l’ensemble des bâtiments conventuels du XIIe siècle. Ceux-ci nous parviennent intacts après avoir traversé plus de neuf siècles d’histoire. Suivant le plan rigoureux de saint Bernard, le visiteur découvre successivement l’église, le dortoir, le cloître, la salle capitulaire, le scriptorium, le chauffoir, ainsi que la forge.
Comme un prolongement idéal à la visite des salles de l’Abbaye, les grands jardins à la française et les jardins paysagers offrent au public la découverte d’une grande variété de plantations, des arbres centenaires et de nombreuses pièces d’eau dont un bassin à truites. Les jardins de l’Abbaye de Fontenay ont été labellisés « Jardin Remarquable » en 2004 par le ministère de la Culture.
Au-delà des jardins, le vallon de Fontenay entoure l’Abbaye sur une étendue de plus de 1200 hectares de rivières et de bois et permet la découverte de panoramas saisissants et changeants selon les saisons.
8. Église Notre-Dame, La Charité-sur-Loire (Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France) – La Bourgogne
Au milieu du XIe siècle, l’Abbaye de Cluny créa le prieuré de La Charité en Bourgogne. L’église fut consacrée en 1107 par le pape Pascal II.
Cet établissement eut très vite un rôle essentiel dans l’expansion de l’ordre clunisien. Au XIIe siècle, l’église Notre-Dame mesurait 120 m de long, le clocher Sainte-Croix 72 m de haut et la nef 27 m de haut. Avec plus de 400 dépendances, La Charité est considérée comme « la fille aînée de Cluny ».
Malheureusement, un grand incendie détruisit une partie de l’église en 1559. En 1695, le Prieur Colbert fit reconstruire quatre travées de la nef et les piliers du transept.
La renommée de l’église Notre-Dame est principalement due à la richesse de son décor sculpté. Les colonnes et les chapiteaux du déambulatoire, le bestiaire du chœur et les arcatures hautes sont caractéristiques de la richesse de l’inspiration clunisienne.
En 1998, l’église Notre-Dame est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’étape majeure sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
La tradition veut que les pèlerins aient pris l’habitude de profiter de « la charité des bons pères », donnant ainsi son nom à la cité.
9. Basilique et colline de VĂ©zelay – La Bourgogne
La Basilique et la Colline de Vézelay figurent parmi les premiers biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dès 1979, puis à nouveau en 1998 au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Haut-lieu de l’histoire, de la spiritualité et de l’art, « archétype » des cités de pèlerinage, place commerciale importante ceinte de remparts dont la restauration est aujourd’hui un enjeu majeur, Vézelay révèle à ses visiteurs, aujourd’hui un million chaque année, le témoignage lumineux de l’ancienne église abbatiale, dont le décor sculpté du XIIe siècle constitue un programme d’une qualité exceptionnelle.
Depuis le XIXe siècle et la restauration emblématique d’Eugène Viollet-le-Duc, Vézelay est également le rendez-vous des artistes et écrivains. Une vie culturelle très riche témoigne aujourd’hui de ce patrimoine artistique dans de nombreux domaines.
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