Golf en Norvège , au pays de Suzann Pettersen

 

Question à mille couronnes : d’où vient la belle et talentueuse championne de golf Suzann Petersen ?

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Réponse : d’un pays magique, la Norvège, qui à la frontière nord de l’Union Européenne, vit très bien de ses richesses pétrolières. Certes la vie est chère à Oslo mais quelle surprise, rarement égalée lors de vacances ordinaires, en découvrant la beauté des aurores boréales, le soleil de minuit, ou les célèbres fjords entourés de hautes montagnes et de glaciers blancs et bleus ! D’accord, la neige et le froid hivernal recouvrent le pays plusieurs mois par an, offrant alors d’immenses espaces à la pratique du ski de fond et du patinage. Mais si, en plus du golf, vous aimez le luxe du calme, du silence et de la beauté, aucune hésitation : prenez votre sac et vivez un rêve d’exception à moins de trois heures d’avion de la France !

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La Norvège n’est pas une destination golf à laquelle on pense quand il s’agit d’aller taper la balle loin de son club. Destination confidentielle parce que méconnue, le pays a décidé d’attirer les golfeurs en quête de qualité et de tranquillité. En misant sur la personnalité de sa championne, Suzann Pettersen, ainsi que sur son offre de parcours au rapport qualité/prix sans reproche et enfin, sur la venue espérée de la Solheim Cup en 2019, cette Ryder cup au féminin qui porte de nom du grand ingénieur norvégien parti aux USA monter la célèbre entreprise Ping.

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Aussi grand que l’Allemagne, le pays ne compte que 5 millions d’habitants qui bénéficient d’un standard de vie élevé grâce à des rentrées financières liées à l’exploitation de ses ressources naturelles : la Norvège est un exemple du capitalisme social qui fait des envieux dans les pays du sud de l’Europe.

Quant au golf, on y dénombre quelque 180 parcours que les 100 000 licenciés ouvrent volontiers aux touristes de passage. Et chance pour eux, les green-fees ne sont pas chers et tournent en général autour de 50 euros. Sachez que par contre, la bière n’est pas donnée au club house -elle est au moins deux fois plus chère qu’en France- alors attention avant d’engager des paris !

Enfin, il convient d’avoir en tête que le pays est très étiré et qu’entre le parcours le plus au sud et le parcours le plus au nord, il y a trois heures d’avion !

 

Arrêt recommandé au Oslo Golf Club

joueur / infotravel.fr

Un golfeur qui atterrit à Oslo doit décider de passer quelques jours dans la capitale. Tout d’abord parce qu’on y trouve de très beaux parcours dans un rayon d’une trentaine de kilomètres.

Commençons par le plus émouvant et le plus emblématique : l’Oslo Golf Club qui non seulement, est le plus ancien (1924) mais aussi qui offre une nouveau visage extraordinaire, œuvre de l’architecte américain Steve Forrest appelé à la rescousse quand le parcours fut jugé « hors-service » par le comité. Les membres acceptèrent une fermeture d’un an pour la réalisation des travaux. Le résultat est à l’image du pays : un aspect traditionnel et une technologie de pointe pour le bonheur de tous. Il faut voir comment les greens sont ventilés de l’intérieur ou combien les complexes circuits d’irrigation sont efficaces.

C’est dans ce golf que Suzann Petersen a appris à jouer et continue à venir s’entrainer.

Les trous près du lac (11, 12 et 14) sont inoubliables et le 17, malgré sa courte distance (330m), reste un des plus difficiles. À signaler que le practice – qui sert de patinoire en hiver – dispose d’équipements très modernes d’entrainement.

 

Un Trent Jones qui réussit aux Français

 

Autre club que chacun sera tenté de jouer à juste titre : le Mikalagard golf club, dessiné par le grand Trent Jones. Une autre ambiance vous y attend : celle d’un parcours championship, plus minimaliste, plus rigoureux, qui satisferont les plus sportifs. Petit rappel aux coqs (et aux poules !) français : c’est Benjamin Hebert qui en août dernier y gagna l’épreuve du Challenge tour. Nous y étions et ce fut une belle victoire pour le Briviste maintenant établi à Moliets. Cyril Bouniol terminant à une très honorable troisième place.

Une autre adresse plaisante : le Losby golf club. Dessiné par l’architecte suédois Nordwall, ce parcours met souvent l’eau en jeu lors du retour. Un joli petit par 3 de 160 mètres, également bien défendu par l’eau mais aussi par deux bunkers latéraux, restera en signature d’une saine balade, à seulement 20 minutes du centre d’Oslo, au cœur d’une vaste forêt nordique telle qu’on peut les découvrir sur des dépliants touristiques.

 

Un golf naturel

Enfin parmi, les clubs environnants qui méritent une visite, je retiendrai le golf de Atlungstad qui s’étend au bord d’un des plus grand lacs norvégiens à 90 minutes au nord d’Oslo, près de la ville de Hamar. Le parcours dessiné par le grand Dave Thomas fait la part belle aux derniers trous sagement posés le long de l’eau. Mais un des plus beaux trous reste pour moi le trou n°3, un par 4 en dogleg où la précision ne doit pas être distraite par l’environnement sylvestre. Une particularité du club pourrait servir d’exemple à l’économie de nos clubs : une quarantaine de retraités en pleine forme se relaient au club-house pour faire tourner aussi bien la cafétéria que l’accueil ou la boutique…. Des économies que les membres ont décidé de consacrer à la réhabilitation d’une ancienne distillerie d’aquavit adjacente ! Just for fun…

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La Norvège attend les golfeurs amateurs français, loin du bruit des destinations peut-être plus ensoleillées mais moins mystérieuses. Juste au nord de l’Ecosse.

 

CARNET PRATIQUE        

Plusieurs vols de Norwegian Air, Air France ou SAS relient chaque semaine non seulement Paris mais aussi plusieurs villes de province à Oslo. Biarritz a ainsi pendant les mois d’été une liaison aérienne qui met la capitale norvégienne à trois heures du Pays basque.

Où se loger ? chez Olav Thon qui a fondé Rainbow Hotels en 1989, avec l’idée d’établir des hôtels centraux à des tarifs modestes. Il y en a aujourd’hui 63 en Norvège : meilleur qualité/prix assuré avec un buffet de petit déjeuner … qui mériterait qu’on oublie l’adjectif petit tellement la qualité et l’abondance sont au rendez-vous. À Oslo, le mieux est de s’installer au Thon Hotel situé près de la gare et de l’opéra. Tout est alors accessible à pied et la vue est belle sur les iles environnantes.

Si vous jouez le golf d’Atlungstad, offrez vous deux jolis cadeaux : une nuit dans la confortable mansion Staur Gard (www.staur.no) ainsi qu’une ballade gastronomique en fin de journée sur un des bateaux qui partant du port de Hammar font un tour du lac Mjosa. Pas romantiques s’abstenir.

Enfin, ne pas quitter Oslo sans avoir visité le formidable musée Munch, le Fram Museum (sur les expéditions polaires : impressionnant !), le site de saut à ski Holmenkollen (tout aussi impressionnant !). Prendre aussi un bateau pour se balader entre les iles de la capitale norvégienne. Et ramener des beaux pulls estampillés du drapeau bleu et rouge après avoir essayé l’alcool national : l’aquavit !

Infos golf : www.norskgolf.no (pas terrible mais il y a une carte avec tous les golfs).

 

 

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