La tentation des monts…

Evelyne passe son index sur ma carte IGN. Elle m’explique du bout des doigts et en quelques phrases, les chemins du GR57 qui couvrent la région du massif des Cerces, celle du Mont Thabor, en Savoie.

C’est cette région que j’ai choisie pour m’introduire au goût de ce qui ne fut jamais le mien : la randonnée.

 

Randonnée autour du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Randonnée autour du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

 

Prise sans doute par la folie gaillarde des bobos en quête désespérée de vert et d’authenticité (dit-on entre bobos, qui en parlent modérément mais toujours avec passion, installés dans leurs sofas en ville), je me suis enfin sentie de passer outre les modes indigentes des lignes des vêtements dites de sport, pour rejoindre la nature en grand format, façon réelle et sans compromis. Elasthanne et Lycra® inclus.

Première étape donc, la tenue. Armée d’une liste généreusement compilée par des amis plus aguerris que moi dans ce domaine (à peu près tous donc), j’ai investi les couloirs de Décathlon et ceux du Vieux Campeur pour m’armer, sans trop dépenser toutefois, de ce qui se devait d’être « pratique, efficace et léger ». Et beau ? « Sans doute pas, mais tu n’y vas pas pour cela ! », m’avait-on rappelé, les yeux levés vers le ciel. 

J’ai du là faire l’impasse sur ma fâcheuse habitude d’ignorer ce que je ne souhaite pas aimer pour entrer dans le monde obscur d’une mode insensible aux formes qu’elle prend. Mais après tout, je n’y allais pas pour cela. Quelques heures et conseils plus tard, je ressortais les bras chargés de mes nouveaux accessoires, parée pour mes quatre jours de marche :

Un sac à dos Millet (les meilleurs m’a-t-on répété !) modèle Ubic 40 L, 140,00 euros.
Une tente Décathlon Arpenaz 2, blance, 44,99 euros.
Matelas de sol en mousse, Quechua, 4,99 euros.
Lampe BL Dynamo, Quechua, 15,99euros.
Paire de bâtons de randonnée, Quechua Inn Arpenaz, 5,99 euros.
Une paire de chaussures Paraboot, modèle Avoriaz , un caprice autour de 375 euros.
Deux paires de chaussettes norvégiennes.
Un pull Icebreaker en laine de Merinos.
Une veste en Gore-Tex® Merrell
Quatre t-shirts de laine merinos.
Un short en polyamide Lafuma (donc séchage rapide)
Un treillis de la Marine Française.
Un pantalon de pluie Sprayway, Hydrolite.
Un béret Laulhère, une paire de gants, un sac de couchage été.
Un foulard de coton, une lampe frontale, un couteau suisse.
Une paire de tennis légère.
Des barres de céréales, 1 kg de dates fraiches et deux gourdes souples pour un total d’un litre d’eau, sans oublier l’incontournable trousse de secours.
Un billet de train pour Saint-Michel de Maurienne

Promenade et nature. Photo Fabienne Dupuis

Promenade et nature. Photo Fabienne Dupuis

JOUR 1
Altitude 1800 m.
Arrivée vers 13h30 à Valmeinier par le train, la jeune femme de l’Office de Tourisme de la station savoyarde, me suggère de prendre le télésiège qui me déposera, un peu plus haut, sur le GR57. Amusée par cette commodité inopinée, je saute sur les fauteuils de skaï dont l’ascension lente et muette me fait progressivement pénétrer dans le silence des hauteurs. Là-haut, Evelyne, responsable de cette remontée mécanique m’interpelle, sans doute intriguée par cet énorme sac qui commence déjà à tirer sur mes épaules. Je lui explique que, libérée du confort de mon canapé parisien, j’ai décidé de prendre le maquis… pour quatre jours. Sans voix, Evelyne me toise pour m’inscrire presque instantanément dans la case des demi-fous… mais avec potentiel sympathique ! C’est toutefois ce que j’espère lire dans son regard. Par pitié et instinct naturel altruiste sans doute (l’esprit des gens de montagne !), elle prend ma carte en main et me montre avec patience les chemins, les difficultés de mon escapade et de conclure, « vous allez adorer, c’est tout bonnement superbe ! » Ravie de cette rencontre fortuite, je me lance à pas élancés, le sourire aux lèvres, sur mon premier chemin de randonnée…

J’ai débuté un peu tard, mais mon premier arrêt ne se trouve qu’à trois heures de marche de là. Attentivement, je suis des yeux les bâtons rouges et blancs peints sur les roches qui m’aident à pénétrer dans ce paysage vallonné, imperturbable, fascinant.

Premiers révélateurs, le silence, l’air pur, l’infinité mais aussi la taille de ces impassibles montagnes qui subissent, sans jamais broncher, toutes les intempéries et la marque des hommes. Ma seconde surprise, moins plaisante celle-ci, celle que mon sac à dos génère sur les trapèzes de mon cou et de mes épaules. Une douleur qui me grille doucement les muscles jusqu’à ce que j’arrive enfin au premier refuge de mon épopée, Les Marches, et me déleste de ce poids devenu déjà envahissant. Aurais-je emporté trop de dattes avec moi ?

Je plante là ma tente – une affaire de quelques minutes ! – à une centaine de mètres de l’habitation, puis rejoins le chalet pour me glisser autour d’une table à l’écart, pendant que quelques randonneurs silencieux avalent leurs soupes aux lentilles. La mienne arrive promptement. Nous dînons en silence et j’ai vite fait de terminer mes quelques mets. La nuit est déjà tombée lorsque je rejoins ma tente. J’avais beaucoup compté sur cette première nuit en bivouac, je l’avais rêvée et même fantasmée ; ce devait être l’un des moments forts de ce que j’avais imaginé de mon appartement en ville, la raison d’être (la seconde en fait !) de ma venue au cœur des montagnes : il y avait un feu de bois (impossible dans les parcs protégés), il faisait doux (c’est rarement le cas en montagne d’altitude, encore moins la nuit), mon lit était douillet (je sentais déjà les aspérités du sol au travers de mon matelas de mousse) et le bruit des animaux et autres insectes me berçaient pour me glisser doucement au cœur du bruissement de la forêt (éreintée, j’ai fermé les yeux pour m’endormir immédiatement). Car seules deux minutes ont en effet suffi à rompre la magie de ma première nuit en pleine montagne et de m’endormir de sitôt, rattrapée par la fatigue de mon corps qui attendait sournoisement que je m’allonge enfin, sans même prendre le temps de me laisser apprécier mon logis sauvage.

Altitude 2230 m
Distance parcourue : 10.5 km
Temps de marche : 3h30

 

Refuge du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

JOUR 2
Levée vers 8h, le propriétaire du refuge m’indique qu’il ne sert plus de petit-déjeuner. Je le conjure de m’apporter de l’eau chaude dans laquelle je glisse un sachet de thé que j’ai sur moi. J’avale quelques dattes et, mes affaires pliées, reprends ma route, direction le Refuge du Mont Thabor, à une dizaine de kilomètres de là. Je cavale, longeant les versants des montagnes, dominant les vallées qui sentent encore bon les couleurs de l’été. Au loin, quelques pics enneigés dominent fièrement, tandis que, plus bas, vaches et moutons paissent tranquillement dans les plaines ou sur les adrets. A peine suis-je repartie que déjà mon corps, pourtant reposé par un sommeil profond, semble déjà en feu. Ces épaules qui saignent ne paraissent déjà plus capables de porter mon sac que je réajuste sans cesse pour balancer ou contrebalancer ma charge. J’arrive enfin au Refuge du Mont Thabor, un lieu sublimement niché au cœur d’une vallée, posté en bord d’un lac où quelques vacanciers se baignent. Je lâche mon sac et commande une tasse de thé et un copieux déjeuner que je déguste en contemplant le paysage, baigné dans un soleil radieux.  Au loin, des randonneurs ont écrit à l’aide de pierres blanches, leurs prénoms en lettres géantes. A côté de moi, des marcheurs retirent leurs chaussures, se rincent le visage à l’eau de source qui coule dans un lavoir près de nous. Tout en déjeunant, nous échangeons sur nos expériences, nos ressentis, ils m’aident même à réajuster mon sac, me précisant que mon dos déjà esquinté ne pourra s’en remettre qu’au repos, une fois ma randonnée terminée… L’affaire est simple, bon enfant. Mais le soleil commence sa descente vers l’ouest, et je dois partir car j’ai prévu de bivouaquer plus loin, à quelques kilomètres de là, près du Lac du Peyron.

Planté au cœur d’un cercle naturel de pierres, mon campement a plutôt fière allure. Situé à quelques mètres seulement d’une rivière glacée, il est aussi protégé des vents. Autour de moi, personne. Seules les montagnes. Seuls quelques moutons et le tintement des cloches attachées à leurs cous, qui retentissent dans toute la vallée. Au diner, une boite de sardines et des dattes en dessert. Un peu de lecture. Une toilette de chat dans l’eau fraiche de la rivière et, avant que le soleil ne disparaisse complètement, je m’enfouis sous ma tente. Légère. Détachée. Paisible. Comblée.

Altitude : 2501 m
Distance parcourue : 14km
Temps de marche: 5h30

Ascension du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Ascension du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

JOUR 3

En passant devant mon campement, les commentaires enthousiastes de randonneurs plus matinaux que moi, me réveillent, « mais quel bel endroit ! » Mes affaires rangées, je quitte mon bel endroit pour rejoindre le Mont Thabor, l’objet même de mon aventure. Montagnes, plaines, vert, ocre, bleu, blanc… les couleurs se mêlent dans la gamme très sélective des teintes naturelles dont les nuances semblent pourtant sans fin.

En moins d’une heure, voilà déjà au pied de ce Mont. J’observe sa déclivité pour mieux apprécier la douleur à venir. Il fait chaud mais la lame de fond du vent me glace un peu les sangs. Il est encore tôt et pourtant sur le chemin de montagne que je suis des yeux, je vois des dizaines de personnes, monter ces pentes ardues qui mènent vers le sommet du Mont Thabor.

Pause durant l'ascension du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Pause durant l’ascension du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Je leur emboite le pas pour, moi aussi, commencer mon ascension. Français, italiens (la frontière n’est pas loin), allemands, hollandais et bien d’autres encore, se mélangent tous ici dans la seule passion de l’aventure au grand air. Je traverse quelques névés, des sentiers de cailloux. L’inclinaison du Mont se raidit un peu et à mon sac de m’obliger à doubler les arrêts. J’ai décidé, la veille, d’emprunter plus tard dans la journée, le chemin qui me ramènera le soir même à Valmeinier. La douleur est devenue trop vive et j’ai peur maintenant d’abîmer un peu trop sérieusement les muscles de mon dos. Après plusieurs efforts, j’arrive enfin au sommet du Thabor. Je laisse mon sac près de la petite chapelle qui prend bien peine à tenir encore debout et vais toucher de la main le cairn qui symbolise en un monticule de pierres, le sommet.

D’ici la vue est imprenable.
Le silence sublime.
Point d’orgue de ma visite, c’est lui.
Je suis légère.
Grande, petite à la fois.
Le vent est frais.

Je comprends la poésie. Je comprends l’envie. Je comprends la folie des hommes, la belle. Ici réside l’évidence. La création. La marche est une allégorie. Un mystère, une parabole, une fiction et donc une histoire.

Une révélation : c’est l’apocalypse.

Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Prise de panique, je me retourne pour regarder les Autres. Pour voir sur leurs visages s’ils voient ce que je vois. Ils mangent et rient ensemble. Les enfants courent, le vent souffle, les montagnes hypnotiques dansent. Ils savent eux aussi. Evidemment.

Je repars une heure plus tard, la tête un peu confuse, le regard béat. Je passe encore quelques névés, mes jambes nues – je suis en short – s’enfoncent parfois dans les neiges glacées. Je plante mes bâtons plus fortement pour compenser la douleur qui continue de me brûler les sangs. Mais je souris à cet espace ouvert dans lequel je me suis consciemment enfermée.

Randonnée autour du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Randonnée autour du Mont Thabor. Photo Fabienne Dupuis

Soudain, je me retourne et sais d’instinct que je suis allée trop loin. Qu’il va me falloir prendre la route la plus longue, jusque vers le refuge des Drayères. Il y aura une autre nuit de bivouac. Je regarde le mur de roches devant moi. C’est la crête dont m’avait parlé Evelyne.

Je l’attaque résignée, ravie. Je vis.

Bivouac près du Refuge des Drayères. Photo Fabienne Dupuis

Bivouac près du Refuge des Drayères. Photo Fabienne Dupuis

Je suis arrivée aux Drayères, vers 16h30. Des conversations et des rires jaillissent de ce refuge bondé de monde. On m’indique où planter ma tente, le fonctionnement des repas, les menus, instructions que j’écoute en silence, tout en avalant un morceau de tarte aux myrtilles couverte d’une crème fouettée que le garçon a cru bon de rajouter ! « vous avez l’air d’en avoir drôlement besoin ! », et d’un thé éminemment chaud. Le soir, la vingtaine de tables disponibles, est entièrement investie par les randonneurs, heureux de bientôt déguster les plats concoctés pour notre soirée. Par tablée de huit, chacun s’installe sur les bancs, tandis que la personne située en bout de table est chargée de servir ses camarades de fortune. Vin de pays, bœuf Bourguignon « de Savoie ! » précise le gérant dans son haut-parleur, quatre-quarts aux pommes, les vitres se couvrent vite de buée, de rires et des odeurs de cette nourriture qui fait le délice de nos palets. Plus tard, quelques-uns commencent des jeux de carte ou de sociétés. Pour ma part l’attrait d’une douche bien chaude – la première depuis près de trois jours ! – me détourne de ces activités récréatives.

Refuge des Drayeres. Photo Fabienne Dupuis

Refuge des Drayeres. Photo Fabienne Dupuis

Altitude : 3176m Mont Thabor
Altitude : 2180m Refuge des Drayères
Distance parcourue : 13 km

JOUR 4
Après un copieux petit déjeuner et quelques mains serrées, j’entame ce qui doit être la dernière journée de mon escapade montagnarde. Mes épaules sont toujours endolories et cette fois-ci, la nuit n’a pas suffit à les ragaillardir. Je continue donc d’appuyer sur mes bâtons en espérant que ce feu qui me brûle, ne me consume pas entièrement avant mon arrivée. Je remarque une première douleur au genou gauche. Aurais-je trop compensé ? Je passe ainsi la roche Benoit, le seuil des Rochilles, pour atteindre, quelques heures plus tard, les lacs du Grand Ban. Je bifurque sur la droite pour rejoindre mon sentier de randonnée qui me mènera à Valmeinier. Le perdant de vue, je poursuis pourtant tout droit, cherchant plus loin sur d’autres versants, sa trace. Il me semble l’apercevoir sur la montagne opposée. Mais un couloir d’éboulement nous sépare. Je réfléchis quelques instants puis m’introduis dans ce couloir de roches qui glissent, pour certaines, sous mes pieds. Je perds l’équilibre plusieurs fois, mais mes bâtons ont vite fait de s’agripper à tout ce qui passe devant eux. Une autre fois pourtant, une pierre leur échappe et me voila basculant vers l’arrière ; je me vois m’écraser bientôt sur l’un de ces cailloux énormes, juste avant que ma main droite ne puisse attraper au vol une brèche qui se trouve sur son passage. Elle glisse sur quelques centimètres puis se stabilisant, arrête tout mon corps dans sa chute. Je me redresse et découvre que ma main y a laissé trois ongles et des doigts ensanglantés. Je ne sens plus mon dos. Mon genou droit me fait mal mais semble encore tenir encore. La pluie commence alors à tomber et déjà le ciel commence à gronder. De l’endroit où je me trouve, je n’aperçois plus le sentier de randonnée que j’ai aperçu un peu plus tôt. Je suis au milieu de ce couloir d’éboulement, à équidistance de ses bords. Je décide de poursuivre. Les roches, à cause de la pluie sont devenues plus glissantes. A force de patience et de détermination, j’arrive enfin à sortir du passage. Le sol couvert de plantes sèches et rases, me permet d’avancer plus sereinement. Une heure, peut-être deux, passent ainsi avant que je ne croise à nouveau « mon » sentier. Je le rattrape enfin pour réaliser que je ne peux aller plus avant, mes épaules hurlent de douleur, mon genou gauche est en passe d’imploser. Il pleut maintenant à grands flots. Je sors mes vêtements de pluie et patiente plusieurs dizaines de minutes en grignotant quelques dattes, sous un panneau qui m’indique les routes de Valmeinier et de Valloire. J’ai retrouvé mon chemin.

J’ai dû marcher encore plusieurs heures pour rejoindre la petite commune de Valloire, plus proche que celle de Valmeinier. Je suis entrée dans la ville, en claudiquant un peu, feignant pourtant d’aller bien, passant des vacanciers qui faisaient alors leur shopping en shorts et t-shirts. Je cherche l’Office de Tourisme qui allait m’indiquer comment rejoindre la gare TGV la plus proche. Moins d’une heure plus tard, je suis à nouveau à la Gare de Saint-Michel de Maurienne d’où je prendrai mon train dans quelques heures plus tard.

Arrivée a Valloire. Photo Fabienne Dupuis

Arrivée à Valloire. Photo Fabienne Dupuis

Avant cela, Evelyne, qui a essayé de me contacter à plusieurs reprises (il n’y a pas de réseau en haute montagne !), est venue me rejoindre à la gare, pour que je lui dise de mon aventure ! Nous discutons comme de vieilles amies. Carte en main, elle retrace du doigt mon itinéraire pour le moins surprenant, s’esclaffe, rit, s’étonne, commente, s’apitoie devant l’état de ma main couverte de sang séché. Je souris et la rassure, pointant du doigt les monts qui nous entourent, « c’est pour cela que je suis venue, le reste importe peu ! »

Et de nous pencher à nouveau sur la carte pour préparer, déjà, mes prochaines excursions…

Altitude : 1405m
Distance parcourue : sans doute près de 25km 

À propos de l'auteur

Spécialisée dans les domaines du voyage, design, architecture et art de vivre, Fabienne passe le plus clair de son temps à parcourir le monde, entre aventures sur de longues routes poussiéreuses et le confort raffiné de quelques adresses confidentielles. Ses armes ? La littérature européenne du XIXème siècle, des écrits sur l’art et les voyageurs, mais aussi quelques publications de géopolitique… Son moteur? Une inlassable curiosité qui lui permet de renouveler ses sources d’inspiration. Après dix années passées à Londres, Fabienne vit aujourd’hui à Paris.

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