Mövenpick Hambourg: Un 4**** dans un château d’eau.

Mövenpick Hambourg. Imaginez un Château d’eau construit en 1863, pas vraiment comme les autres, et qui surtout, n’a rien à voir avec ceux qui jalonnent ici où là, nos campagnes françaises.

Par Richard Bayon

Mövenpick Hambourg. Imaginez un château d’eau, haut d’une vingtaine d’étages, massif, coiffé d’un toit octogonal, abritant dans son intérieur, un vaste et volumineux réservoir d’eau. Il est aussi tout habillé de briques à l’extérieur, et en son temps, il est déjà le plus grand d’Europe. En 1910, on va même l’agrandir encore et en faire vraiment une construction à nulle autre pareille. Devenu un hôtel, ce bâtiment à l’architecture unique connaît donc une seconde vie.

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Situé dans le quartier écolo alternatif et un rien bobo de SternSchanze, et au beau milieu du Schanzenpark, le Mövenpick Wasserturm de Hambourg est un superbe exemple de réhabilitation architecturale, passé par le stade de la transformation totale au préalable. Ouvert en 2007, après 2 ans de travaux, et un investissement de 40M€, l’Hôtel Château d’Eau a fait l’objet d’un contrat de gestion et de leasing de 20 ans par la chaîne Mövenpick. Cette même chaîne, dispose d’ailleurs de huit autres hôtels de la même marque sur le sol Allemand. Une prouesse architecturale donc, et un pari fou, de la part du cabinet d’architecte Falk et Tettenborn ayant osé relever le défi lancé par deux visionnaires : Jurgen Kopler représentant le promoteur immobilier et Stefan Flury représentant la chaîne hôtelière Mövenpick. Il fallait tout d’abord dégarnir l’intérieur de ce château d’eau, avec ses deux géantes citernes réservoirs superposées. Il fallait le débarrasser de toute sa tuyauterie et tous les systèmes d’induction d’eau associés. Une fois le noyau du château d’eau nettoyé, et vidé, non sans avoir décoiffé un temps la structure, les architectes ont construit d’abord en son centre, la gaine des ascenseurs et l’ensemble des escaliers associés à cette gaine centrale. Les étages se sont ensuite montés un à un, s’articulant autour de ce moyeu central, desservant l’ensemble du bâtiment.

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C’est aujourd’hui un hôtel de 226 chambres, distribuées sur près d’un vingtaine d’étages et au sommet culmine les deux Tower Suite, à la vue imprenable (400,00€ la nuit tout de même). Fréquenté par une clientèle affaires principalement, (80% du taux d’occupation) mais bien complété par le marché des séminaires et conventions, ainsi que les séjours famille, à vocation loisirs, l’hôtel, tel une île au milieu d’un parc, est des mieux pourvu en matière d’équipements et de prestations.

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Le bar ressemble moitié à un pub, moitié à un club, dans une ambiance lumineuse discrète et volontairement intimiste dans cet univers de briques. Le restaurant connaît deux temps forts avec son petit déjeuner buffet des plus remarquables où le sucré et le salé y tiennent bonne place. Le soir venu, c’est l’endroit idéal pour un dîner en tête à tête, avec une carte qui suit les saisons, et une gamme de vins à faire douter le plus grand des oenophiles sur ses connaissances réelles. La cuisine est franche, non ostentatoire, et bien dosée. L’hôtel totalise aussi 13 salles pour des meetings de tous ordres, avec un maximum de capacité de 120 à 160 places selon la formule retenue (c’est à dire avec tables ou en salle de spectacle). Ne pas oublier le Spa, intégré à l’hôtel avec ses saunas et son hammam, gratuit pour les hôtes, et tout un programme de soins sur demande (payant). L’hôtel, qui s’appuie sur une équipe très professionnelle et à l’accueil proverbial est fréquenté aussi bien par des joueurs de foot célèbres, que des artistes ou encore des politiciens, mais pas de nom particulier à déclarer, ici la discrétion est de mise. Et à chaque type de clientèle sa durée de séjour induite : de 1 à 2 nuits pour les voyageurs affaires (dont 15% de « business women ») et de 1 à 4 nuits pour les familles. Notons que les séjours de clients fidèles restants 4 jours ou plus représentent 8 à 12% du total de la clientèle. Une fidélité non négligeable donc.

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Mais insistons sur le fait que la clientèle vient ici pour cet immeuble hors normes et si particulier. Une tour coiffée insolite, une architecture spéciale (octogonale), une entrée par tapis roulant avec des vagues stylisées sur les murs, une ambiance sonore marine, des cris de mouettes, des sirènes de bateau, un fond sonore portuaire, et jusqu’à des gouttes d’eau tombant une à une près des cages d’ascenseur, histoire de bien vous rappeler que vous êtes dans un ancien château d’eau.
L’environnement de l’hôtel situé dans un parc, contribue à l’insolite du lieu, une zone calme, situé à 5mns à pied des transports publics (métro) et à 10mns de l’insolite quartier du SternSchanze, un rien rebelle, cosmopolite, pluriel et très contrasté entre immeubles bourgeois stylés et un côté mi baba cool mi bobo.
C’est sans doute ça Hambourg, une enclave libre, entourée longtemps par une domination Danoise.

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Un Hôtel qui se visite non pas comme un musée, mais comme une œuvre d’art contemporaine et qui se veut avoir la verte attitude et une bonne entente avec un voisinage critique mais assez admiratif.

Mövenpick Hotel Hamburg
Sternchanze 6
20357 Hamburg
Allemagne
www.moevenpick-hotels.com/hamburg

À propos de l'auteur

Richard BAYON est un Parisien émigré en Touraine, qui a vécu tantôt dans la capitale, tantôt dans la cité Tourangelle. Parfois, il dit vivre entre Seine et Loire, mais c’est bel et bien au bord du fleuve classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité (‘World Heritage’ en anglais) qu’il vit, et même très exactement à 150m de l’indomptable Loire. Atteint d’une maladie incurable appelée ‘la bougeotte’ ou ‘la voyagite aigue’, il totalise 107 nations, pays et autres terres éloignées au compteur. Des pays, où il a séjourné de quelques heures à plusieurs mois, dont certains états où il a eu l’occasion d’y passer et repasser plus de 40 fois. Affublé par un confrère Grand Reporter du joli sobriquet de ‘Morpion de Carlingue’ parce que passionné d’aviation commerciale, et de transport aérien en général, il prétend avoir pris l’avion près de deux mille fois sur les cinq continents mais s’impatiente d’avoir encore tant de choses à voir. Sur sa réussite, l’homme est très critique, mais aussi réaliste : ‘je ne sais pas, ou n’ai pas fait un milliard de choses, que tout un chacun sait, connaît, ou a fait ; mais j’ai fait, vu et rencontré un milliard de choses que beaucoup ne verront sans doute jamais. Au chapitre des prétentions, il en affiche deux sans vergogne : avoir un sens de l’orientation, donc de la géographie du monde, hors du commun, vraiment hors du commun (il prétend aller plus vite que n’importe quel GPS : ndlr) et parle sept langues quasi couramment et peut se faire comprendre dans cinq autres. Question destinations ou pays préférés, sept paysages lui viennent de suite à l’esprit : le Vert de l’Ouest Irlandais, les Fjords Norvégiens, le Bleu et Blanc des îles Grecques, les Cirques de la Réunion, les Dunes de Sable du Ténéré, les Icebergs du Groenland, et les Rues pleines de vie de Bangkok en Thaïlande. Ainsi de toutes ses pérégrinations : il sait que cinq choses le fascinent plus que tout: l’Immensité des Déserts, l’Inaccessible des Volcans, l’Intensité des Glaciers et des Icebergs, le‘Haka’ des All Blacks et la Force Tranquille des Eléphants. De Queenstown en Nouvelle Zélande jusqu’à Illulissat au Groenland et de Johannesburg à Bangkok, il a roulé sa bosse, lui prétend surtout qu’il a ouvert ses yeux, et que ses voyages, tous ses voyages c’est son université permanente. http://www.infotravel.fr/voyages-insolites/compagnie-volotea-deploie-ailes/

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