Déchets, feu, chiens ou cueillette : les bons réflexes en forêt pour préserver la nature et la biodiversité.
Faire ou ne pas faire, voici la question…. que tous les promeneurs devraient se poser en allant en forêt. Non, nous ne pouvons pas y faire ce que l’on veut. Comme partout, il y a des règles à respecter, avec l’objectif de protéger le patrimoine naturel dont il convient de préserver la richesse écologique.
1 – Les déchets : le retour à la maison s’impose
Les forêts ne disposent pas de poubelles, ramenons nos déchets de pique-nique à la maison. C’est un geste simple et éco-responsable. Une bouteille abandonnée devient un redoutable piège. Les petits animaux, attirés par l’odeur, y entrent facilement mais n’y ressortent pas.
Même les déchets verts et alimentaires ! Les uns favorisent le développement de plantes envahissantes, les autres sont un danger pour les animaux qui perdent leur instinct sauvage et risquent de s’empoisonner.
Les contrevenants peuvent encourir des peines jusqu’à 1500 €, à laquelle s’ajoutent les frais liés aux préjudices subis : collecte, traitement des déchets, remise en état du site.
2 – Le feu : pire ennemi de la forêt
Les feux de forêt sont majoritairement dus à l’imprudence humaine. De nos comportements, nous pouvons les éviter en appliquant un simple geste qui consiste à bannir toute cigarette, feu de camp et barbecue.
La particularité des incendies, c’est qu’ils couvent dans le sol. Ils brûlent la matière organique qui s’y est accumulée, puis se propagent ensuite lentement sans forcément montrer de signes évocateurs : flamme, fumée, odeur. Avant qu’ils ne soient visibles à l’œil nu, un feu de camp même s’il paraît éteint peut se réanimer avec le vent, même plusieurs jours après l’avoir allumé.
Les contrevenants encourent une amende de 135 €, aggravée en cas de responsabilité de dégâts à autrui et sur l’environnement.
3 – Les promeneurs : restons sur les chemins forestiers
Les forêts domaniales d’Île-de-France comptent plus de 1 500 kilomètres de sentiers balisés ainsi que de nombreuses aires d’accueil, mais également de nombreuses routes forestières accessibles. Largement de quoi profiter pleinement de la nature et de ses paysages sans s’aventurer dans les parcelles forestières. Quelque soit notre activité, restons sur les chemins, ne pénétrons pas dans les parcelles.
Sortir des sentiers accélère l’érosion des terrains fragiles et dégrade la végétation du sous-bois comme les jeunes semis qui sont la forêt de demain.
De plus, les parcelles forestières ne sont pas sécurisées et présentent un risque pour la sécurité des usagers : chutes d’arbres et de branches.
N’entrons pas dans les réserves biologiques intégrales : ces espaces sont laissés en libre évolution sans intervention de l’homme et leur accès est interdit. Une signalétique indique cette règle, veillons à la respecter.
4 – La cueillette rime avec « modération »
Cueillir et ramasser font partie des plaisirs simples de la sortie en forêt. Pourtant certaines espèces de fleurs comme les jonquilles ou le muguet connaissent aujourd’hui des prélèvements excessifs, menaçant leur présence en forêt.
La cueillette des fleurs est tolérée, mais il faut savoir qu’elles appartiennent aux propriétaires de la forêt, qu’elle soit publique ou privée. C’est pourquoi tout comme les fruits, les champignons ou encore le bois mort, seuls les ramassages en quantité limitée pour un usage « familial » sont admis. Toutes cueillettes à des fins commerciales sont interdites.
Tout ramassage intensif est passible d’une amende de 135 € pour un volume ramassé entre 5 et 10 litres. Au-delà, l’amende peut aller jusqu’à 45 000 € et des sanctions pénales contre les auteurs de prélèvements abusifs.
Laissons le bois mort en forêt !
Préservons le bois mort en le laissant au sol est important. C’est précieux pour la forêt. Sa décomposition permet le retour des minéraux dans le sol, nécessaire à la bonne santé des arbres. C’est pourquoi il est préférable de renoncer à le ramasser même pour construire des cabanes en forêt.
5 – Les véhicules motorisés : seulement sur les parkings et les routes autorisées
Si certains sont tentés de faire une virée avec leur 4×4, leur quad, leur moto ou d’autre engins motorisés : c’est interdit dans les forêts publiques. Ces pratiques provoquent des nuisances. Outre la gêne sonore occasionnée aux promeneurs, cyclistes et cavaliers, elles perturbent la faune, la flore et dégradent les chemins. Sans compter que le cross, sur un terrain non aménagé, représente un risque pour les utilisateurs eux-mêmes.
En cas de non-respect, les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à 1 500 €, voire à l’éventuelle saisie de leur véhicule ou à la suspension du permis de conduire.
Lorsque les voitures deviennent un fléau pour les secours
Certains automobilistes n’hésitent pas à stationner devant les barrières forestières. Ces accès servent aux services de secours et de sécurité lorsqu’ils interviennent en forêt. Laissons les chemins accessibles et ne les obstruons pas, pour la simple raison que cela peut sauver des vies !
6 – Les animaux de compagnie : une cohabitation parfois difficile avec les animaux sauvages
Au printemps, les serpents sortent d’hibernation et s’exposent aux premiers rayons du soleil pour se réchauffer. Cela leur permet de se déplacer, de chercher de la nourriture et de trouver des partenaires.
Les chiens, grâce à leur flair, peuvent les surprendre et se faire mordre car ils se sentent menacés et ne peuvent fuir. Comme une morsure de vipère peut être mortelle pour un chien, il est préférable de les tenir éloignés des broussailles et sous-bois.
De plus à cette saison, la faune est plus vulnérable : c’est la période de naissances des petits mammifères et des oisillons ! Les chiens non tenus en laisse peuvent être tentés de poursuivre et de troubler les animaux voire les blesser.
Toute l’année, les animaux de compagnie doivent rester sous le contrôle de leur maître.
Du 15 avril au 30 juin, il faut tenir nos chiens en laisse en dehors des allées forestières.
En cas de non-respect, l’infraction est passible d’une amende de 135 euros. Vigilance, des réglementations locales plus restrictives sont susceptibles de s’appliquer dans les forêts. Renseignez-vous auprès de votre commune ou votre département.
En forêt : du mobilier qui sensibilise et informe aux bons gestes
L’accueil du public en forêt fait partie des missions de l’ONF au même titre que la préservation de la biodiversité et la production de bois.
Dans de nombreuses forêts, des panneaux disposés aux principales entrées de forêts ou sur les parkings contiennent les informations utiles pour la balade : carte, sentiers balisés, conseils pratiques…
Un conseil : ne nous cantonnons pas aux emplacements proches des parkings et des entrées forestières. Les cartes touristiques disposées sur les parkings orientent, guident et facilitent nos déplacements en forêt.
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