Entre détente, nature et grands espaces, la forêt se découvre aussi avec quelques conseils pratiques avant de partir.
En quête d’air pur, de calme et d’espace, la forêt s’impose comme un refuge naturel apprécié des Français. Selon une enquête ViaVoice pour l’ONF, 9 Français sur 10 associent la forêt au bien-être et à l’apaisement. Mais pour profiter pleinement d’une promenade en pleine nature, quelques réflexes et conseils pratiques permettent de préparer sa sortie tout en respectant cet environnement fragile.
1.Avant : bien préparer sa promenade en forêt
Une sortie en forêt, ça ne s’improvise pas. Dans la plupart des cas, les promeneurs ne préparent pas leur visite, choisissent leur lieu de promenade par habitude et se trouvent bien souvent sous-équipés pour leur sortie.
La météo
Avant d’enfiler bottes, chaussures ou baskets, un réflexe et non des moindres consiste à consulter la météo. Être surpris par le mauvais temps peut gâcher votre promenade. En tant que milieu naturel, la forêt réserve parfois des surprises. En cas d’orage ou de vents forts, n’y allons pas. Question de confort et de sécurité car le risque de chutes de branche ou d’arbres est bien réel.
Les indispensables
Avant de s’y rendre, mieux vaut prévoir les incontournables : sac à dos, eau, petit en-cas. Sans oublier, une carte de la forêt puisque le réseau téléphonique ne passe pas partout. Les forêts ne disposent pas de poubelle, si l’on prévoit un pique-nique, pensons aussi à emporter un sac pour y mettre nos déchets.
Le lieu
Les forêts regorgent d’espaces de quiétude où le silence demeure encore. Pour ne pas rater notre sortie, évitons la foule des lieux trop fréquentés. Un conseil : consultons les sites internet des acteurs du tourisme ou contactons-les directement. Ils apporteront les conseils adaptés à nos envies. C’est une belle occasion d’aller en dehors des sentiers battus loin des zones les plus connues et bruyantes.
Et si on découvrait les actualités des forêts près de chez nous ?
En se rendant sur onf.fr, nous pouvons trouver des pages dédiées à chaque forêt domaniale de France. Plusieurs informations seront à disposition : la carte de la forêt, un texte de présentation, les balades et sentiers présents ainsi que toutes les actualités ! De quoi se renseigner avant la sortie et être incollable sur nos massifs forestiers.
2. Pendant : en forêt partageons l’espace
Une fois en forêt, les cyclistes, promeneurs, coureurs, cueilleurs, forestiers et autres grimpeurs partagent le même espace. Afin de maintenir la diversité de ces pratiques, la tolérance de chacun est requise.
- Partageons la quiétude forestière : nous sommes dans un milieu naturel, pensons à baisser la musique trop forte et le haut-parleur de notre téléphone portable.
- Évitons le stress inutile face à la présence d’un chien non tenu en laisse.
- Apprenons à bien vivre ensemble. Chacun à sa vitesse et sa pratique, lorsque nous dépassons un autre groupe d’usagers, restons prudents et courtois. Vététistes, cavaliers et joggeurs, adoptons une vitesse raisonnable pour ne pas effrayer les autres et garantir leur sécurité. Piétons, sachons libérer l’espace au bon moment pour faciliter la circulation sur les chemins.
- Respectons le travail des professionnels qui rythment la vie de la forêt : bûcherons, naturalistes, chercheurs, éducateurs, forestiers…
En forêt savoir se repérer
C’est un peu déstabilisant de quitter la proximité du parking et s’enfoncer dans la forêt. Ne nous fions jamais à notre intuition. Pour ne pas se perdre en forêt, reconnaître le balisage des sentiers fait partie des choses essentielles à avoir en tête.
Repérons les symboles peints sur les arbres ou les rochers, panneaux, autocollants ou balises…
Ces nombreuses marques jalonnent notre itinéraire et servent à nous repérer. Chaque pratique réglementée dispose de son balisage ou de repères identifiables.
Par exemple, le balisage des itinéraires de randonnée est un système de signalisation normalisé au niveau national (couleurs et formes) pour pouvoir suivre les chemins du départ jusqu’à l’arrivée.
Connaître la signalisation en randonnée sert à bien nous orienter. Soyons attentifs à leur présence.
N’oublions pas aussi d’emporter une carte, un GPS ou un topo guide durant nos balades, c’est plus prudent.
La forêt se repose aussi la nuit
En forêt, la vie nocturne est essentielle pour les espèces qui y vivent. La présence humaine peut perturber leurs comportements, leurs repères et leurs cycles de reproduction. Pour ces raisons, il est important d’éviter les activités nocturnes la nuit et de laisser la faune tranquille.
C’est pourquoi, le camping est interdit en forêt publique (en dehors de zones de bivouac aménagées pour cela).
Les parkings : c’est utile pour stationner la journée. Mais ils ne servent pas de campings pour rester sur place la nuit.
Dans certaines forêts, des arrêtés interdisent le stationnement nocturne (par exemple sur les parkings du massif de Fontainebleau).
3. Après : et une fois rentré chez soi ?
La tactique anti-tiques : une inspection à prévoir
Parasite de petite taille, visible à l’œil nu, la tique vit au ras du sol et sur la végétation basse dans l’attente d’un hôte de passage. Cou, aisselles, plis des genoux, cuir chevelu… sont des zones où elle aime s’accrocher. Elle se nourrit de sang et peut transmettre la maladie de Lyme.
Réduisons les risques de piqûre en forêt en :
- Portant des vêtements longs, couvrant les jambes et les bras.
- Utilisant un produit répulsif contre les tiques.
- Restant sur les chemins et évitons les espaces broussailleux.
Inspectons-nous minutieusement en revenant de la sortie forestière.
- Si une tique est accrochée à la peau, ôtons-la avec un tire-tique, ou une pince à épiler puis désinfectons la plaie.
- Si une rougeur s’étend sur le corps ou d’autres symptômes grippaux se manifestent (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, etc…), consultons un médecin.
Chenilles processionnaires : gardons nos distances
Des chenilles processionnaires sont présentes au printemps et au début de l’été dans les forêts. Leurs poils peuvent provoquer des urtications ou allergies.
Pour se prémunir des risques liés aux chenilles, n’allons pas sous les arbres porteurs de nids, ne touchons pas les chenilles ou leurs nids et évitons de frotter les yeux en cas d’exposition.
Au retour de forêt
- En cas de contact : pensons à prendre une douche tiède et à changer de vêtements. Si des réactions allergiques apparaissent, consultons un médecin ou un vétérinaire pour les animaux de compagnie.
- À savoir dans les forêts publiques : l’ONF n’applique pas de traitement insecticide visant à détruire la prolifération des chenilles. Les moyens de lutte chimique, non sélectifs, tuent les autres papillons et insectes contribuant à la richesse biologique des forêts.
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