À 2 188 mètres d’altitude, entre la France et l’Italie, le col du Petit-Saint-Bernard se révèle comme une destination estivale à part entière. Entre nature préservée, héritage historique et expériences immersives, ce site unique invite à une parenthèse hors du temps, mêlant découverte, détente et art de vivre en altitude.
On y dort et on y mange (très bien)
Sophie, gardienne de l’Hospice du Petit-Saint-Bernard
De juin à septembre, Sophie veille sur les vacanciers comme autrefois les moines le faisaient pour les bergers, les pèlerins ou les marchands. À 2 188 mètres d’altitude, juste avant le Col du Petit-Saint-Bernard qui relie la Tarentaise au Val d’Aoste depuis des millénaires, dans ce lieu chargé d’histoire, elle perpétue les missions d’accueil et de refuge de l’Hospice. Elle endosse tour à tour la casquette d’aubergiste dans le bar-restaurant en mitonnant des plats aux influences italiennes, d’hotellière pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience le temps d’une nuit en chambre ou en dortoir, mais aussi de guide touristique. Ouvert tous les jours durant l’été, l’hospice offre une plongée dans la mémoire du col, d’étage en étage jusqu’à la terrasse panoramique, en retraçant l’histoire des routes antiques, des pèlerinages et de l’hospitalité entre France et Italie.
On le visite
Histoire de l’Hospice : visite guidée
C’est parti pour une immersion dans la vie de l’Hospice. On y découvre les coulisses depuis le rez-de chaussée jusqu’à la terrasse panoramique avec un guide généreux en anecdotes. Moines, chiens, pèlerins et soldats jalonnent le récit d’une histoire millénaire façonnée par l’hospitalité transalpine.
On éveille ses sens
Une balade pour découvrir la flore sauvage à travers ses 6 sens
Au Col du Petit Saint-Bernard, la nature devient terrain d’éveil avec cette balade dédiée à la flore sauvage. À travers les six sens, la montagne révèle tous les secrets de la flore alpine. Les enfants de 6 à 12 ans apprennent à regarder les plantes, à toucher les textures des feuilles, à respirer le parfum des fleurs d’altitude et à écouter le bruissement du vent. Cette immersion ludique et pédagogique invite à comprendre la richesse du milieu alpin et à prendre conscience de sa fragilité.
Le jardin alpin de La Chanousia, laboratoire vivant de la flore d’altitude
Face au Mont-Blanc, depuis 129 ans, le Jardin alpin de La Chanousia protège et préserve jalousement la flore alpine. 1 200 espèces alpines sont aujourd’hui présentées au public dans un espace qui reste en perpétuelle évolution, fidèle à l’esprit d’observation et de transmission qui a présidé à sa création. Situé à 2 172 m d’altitude, au col du Petit Saint-Bernard, ce jardin alpin créé officiellement en 1897 à l’initiative de l’abbé Pierre Chanoux, recteur de l’hospice voisin, avait pour ambition de sauvegarder et faire découvrir les plus belles espèces alpines, parmi les plus menacées. Sur près de 10 000 m² entre terre et rocailles, la tradition perdure dans des conditions climatiques rigoureuses où la neige persiste souvent jusqu’à la mi-juillet.
“Purple Solstice”, expérience singulière et balade énergétique avec Natacha
Au sommet du Petit-Saint-Bernard, Natacha Rottier transforme le solstice d’été en expérience artistique singulière. Native de La Rosière, aujourd’hui en résidence à Bourg-Saint-Maurice, l’artiste s’inspire du phénomène lumineux du solstice d’été, lorsque les derniers rayons du soleil épousent la forme du cromlech voisin avant de se teinter de violet, pour proposer une exposition
“Purple Solstice – Le Creuset du Petit Saint-Bernard” qui dialogue entre art contemporain, patrimoine et paysage d’altitude à l’aide d’œuvres visuelles, sculptures, vidéos, créations sonores et installations. Chaque jeudi, un parcours immersif et initiatique invite le public à une expérience sensible du site : attention au paysage, respiration et perceptions sont au cœur de ces balades énergétiques, conçues comme une traversée artistique et intérieure du col.

