Du rail aux sentiers, le Canada se dévoile à travers des itinéraires immersifs mêlant train et randonnée, tout en mettant en lumière la richesse culturelle du pays et l’essor des voix autochtones contemporaines.
Destination Canada dévoile des randonnées accessibles en train sur komoot
Train + randonnée : une nouvelle façon de parcourir le Canada
©Le Canada, naturellement
Destination Canada lance trois collections de randonnées au départ des principales gares du pays sur l’application komoot, invitant à explorer le pays autrement.
- Randonnées au départ des gares du centre-est
- Randonnées au départ des gares de l’ouest canadien
- Randonnées au départ des gares des provinces atlantiques.
Komoot, plateforme très populaire auprès des amateurs d’activités de plein air, permet de découvrir et de suivre facilement des itinéraires de randonnée ou de vélo partout dans le monde. Ces nouveaux chemins de randonnée s’inscrivent dans la volonté de Destination Canada de promouvoir les mobilités douces et les activités respectueuses de la nature, tout en offrant des points de vue originaux sur les villes et paysages canadiens accessibles en train.
©Canada Naturellement
Les nouvelles collections invitent à combiner train et marche au départ des gares du pays : dans le centre-est, les itinéraires mènent des chutes du Niagara aux îles de Toronto, en passant par le canal Rideau à Ottawa et les paysages de Montréal et Québec. À l’ouest, les sentiers relient l’océan Pacifique, les Rocheuses et le Yukon, de Vancouver et Prince Rupert à Jasper, Edmonton ou Winnipeg. Enfin, dans les provinces atlantiques, les randonnées traversent littoraux, parcs et grandes forêts entre Halifax, Truro, Campbellton, Bathurst et Miramichi.
Une initiative qui fait écho à la parution en France du livre En train au Canada publié chez Gallimard, qui met lui aussi en lumière la découverte du pays au rythme du rail.
Les itinéraires ferroviaires préférés, au plus loin des foules
À l’est : Le Tshiuetin : traverser le Québec boréal en train
Au départ de Sept-Îles, sur la Côte-Nord du Québec, le train Tshiuetin – « vent du Nord » en innu-aimun – s’enfonce pendant plus de 570 km dans les immensités boréales jusqu’à Schefferville, au-delà du 54ᵉ parallèle. Unique lien terrestre pour ces territoires reculés et premier chemin de fer en Amérique du Nord entièrement détenu par des Premières Nations, il traverse forêts, rivières et étendues sauvages où les traces humaines sont rares mais bien présentes.
À bord, le voyage dure une douzaine d’heures et se vit au rythme lent du Nord. Les passagers partagent repas, histoires et paysages tandis que le train s’arrête parfois au milieu de nulle part pour déposer marchandises ou voyageurs. Plus qu’un simple trajet, c’est une immersion dans le Nitassinan, territoire ancestral innu, et une façon rare de découvrir un autre visage du Québec.
Au centre : Winnipeg – Churchill : le train vers la toundra arctique
Depuis Winnipeg, au Manitoba, le train s’élance pour près de 1 700 kilomètres vers Churchill, sur les rives de la baie d’Hudson. Pendant près de deux jours, le paysage se transforme peu à peu : les grandes plaines agricoles laissent place à la forêt boréale, puis à la taïga et enfin à la toundra arctique. Sur cette ligne essentielle pour les communautés du Nord, il n’est pas rare de voir des passagers monter ou descendre au milieu de nulle part, rappelant que le train est ici un véritable lien de vie.
L’arrivée à Churchill marque l’entrée dans un monde à part. Accessible uniquement par avion ou par rail, la petite ville est célèbre pour ses ours polaires, mais aussi pour ses milliers de bélugas qui fréquentent la baie d’Hudson en été. Entre nature spectaculaire et atmosphère de bout du monde, ce voyage ferroviaire est l’une des grandes aventures nordiques du Canada.
À l’Ouest : Le Skeena : des Rocheuses au Pacifique
Entre Alberta et Colombie-Britannique, ce train mythique de VIA Rail parcourt 1 160 kilomètres de paysages spectaculaires en près de deux jours. Suivant en partie la rivière Skeena, il traverse montagnes, forêts profondes et vallées sauvages sur l’ancienne ligne transcontinentale du Grand Trunk Pacific Railway, mise en service au début du XXᵉ siècle.
Au fil du trajet, les panoramas se succèdent entre Rocheuses, lacs et territoires isolés jusqu’à Prince Rupert, port du Pacifique situé au plus près de l’Asie en Amérique du Nord. Peu connu des voyageurs, ce voyage ferroviaire offre l’une des plus belles traversées nature du Canada.
Retrouvez tous les itinéraires au fil des rails, dans l’ouvrage « En train au Canada », publié chez Gallimard Voyages. Un beau livre remarquablement rédigé par Marie-Julie Gagnon et ses co-autrices, riche en itinéraires mythiques et insoupçonnés, paysages spectaculaires et rencontres avec la faune sauvage. L’ouvrage est disponible en librairie et en ligne.
Une nouvelle génération d’autrices et d’auteurs autochtones
La littérature autochtone québécoise poursuit son essor avec la préparation d’un nouveau recueil collectif intitulé Mamu (« ensemble » en innu), qui paraîtra au printemps.
Ce troisième ouvrage collectif réunira 21 autrices et auteurs issus de neuf nations des Premiers Peuples, signe de l’évolution rapide d’un mouvement littéraire encore émergent il y a une dizaine d’années. En 2016, le premier recueil Amun (« rassemblement ») peinait encore à réunir une dizaine de voix, mais il a depuis rencontré un bel accueil du public.
Un second ouvrage, Wapke (« demain » en atikamekw), publié en 2021 autour du futurisme autochtone, a confirmé cette dynamique en rassemblant 14 auteurs et en recevant plusieurs distinctions littéraires au Canada et à l’international. Dix ans après les débuts de cette initiative, la multiplication des voix et des nations représentées témoigne de la vitalité croissante de la littérature des Premiers Peuples au Québec. (Source : La Presse).
