Elle est grande comme la Sicile mais, avec 2 millions d’habitants, s’avère un peu moins peuplée que Paris ; enclavée au cœur des Balkans, la Macédoine reste cette jeune République encore méconnue, souvent entourée de préjugés. Alors abandonnez vos idées préconçues, et laissez-vous guider par vos étonnements. 



Ohrid : l’autre capitale
Lieu de villégiature des plus prisés des Macédoniens, Ohrid partage les berges et les eaux claires de son lac éponyme – l’un des 3 plus vieux au monde – avec l’Albanie. Des plages qui s’étirent en bande, quelques villas luxueuses planquées dans la verdure – dont l’une des résidences secondaires de Tito – une flopée d’hôtels et autant de restaurants qui campent leur pilotis dans l’eau et revendiquent leur cuisine locale. D’ailleurs, avant d’y déguster une truite tout juste pêchée, d’y savourer un mastika, le pastis local, on prend le temps de se balader dans ce bijou classé par l’Unesco. On se glisse dans les rues escarpées, on reprend son souffle pour grimper vers la forteresse de Samuel, on s’arrête forcément pour visiter Saint Jean-de-la-Canée, adorable église byzantine perchée sur son rocher et l’on se repaît de la vue, admirable. Ohrid, sa cathédrale Sainte-Sophie, son église Saint-Clément mais aussi ses terrasses bondées, ses plages de galets et ses maisons immaculées.
Bitola, l’ancienne cité des consuls
La Macédoine, c’est encore Bitola, 2e ville du pays, galvanisée par le dynamisme de sa jeunesse, qui n’oublie pas son passé riche économiquement et culturellement. En témoignent la diversité des façades tour à tour baroques et néo-classique de l’artère principale offerte aux piétons, la tour de l’horloge et la grande mosquée, l’église Saint Dimitri et le vieux marché. On la voit balkanique ? Elle est pourtant romaine, au gré des ruines d’Héraclée qu’on ne manquera pas de visiter : outre l’amphithéâtre et les thermes, on y admire les mosaïques de l’ancienne basilique. Excentré aussi, et tout aussi inévitable, on n’omet pas de passer par l’émouvant cimetière militaire français ; érigé en 1923, il abrite plus de 6 200 tombes de soldats et ainsi qu’un ossuaire à la mémoire de ses milliers « Poilus d’Orient ». 2 h suffiront pour retrouver l’animation de la capitale. Et 3 h à peine pour retourner en France : l’idéal pour un week-end prolongé. 
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