Edimbourg la sereine…

Edimbourg. Entre les frasques d’un bien espiègle Harry Potter, les vibrations génialement tonitruantes de son Festival International et les murs épais de l’enceinte de son château, la capitale Ecossaise poursuit placidement son développement… Petite visite de courtoisie.

ecossebis

Il aura fallu l’œuvre de l’histoire et ses complexités, pour donner à Edimbourg toutes les beautés de ses voies. Des traces qui, dans chaque nom de rue, ravivent les mémoires, les contes, les récits et les légendes. Pas étonnant alors de découvrir que c’est ici, nichée au cœur de l’Elephant Cafe, que JK Rowling a écrit les deux premiers tomes de ce qui allait devenir un succès mondial, Harry Potter. Les fans le savent bien, les aventures de l’enfant magicien regorgent de références faites à la ville. La capitale Ecossaise en a d’ailleurs richement fait usage, offrant aux touristes des circuits entièrement dédiés aux mangeurs de ballongommes de Bullard. Les initiés comprendront.
Pour les autres, il reste une multitude d’attractions, à commencer par un superbe centre historique où se mêlent vieilles bâtisses et ruelles pavées un peu obscures que surplombe, depuis plus de 800 ans, l’immanquable château de la ville qui a fait toute la force et la renommée de la destination, et où demeurent, encore aujourd’hui, les Joyaux de la Couronne Ecossaise. Plus loin, le Palais de Holyroodhouse, adresse Ecossaise officielle de la Reine Elisabeth II, dévoile l’éclat historique d’une adresse où les souverains du pays et ceux des voisins anglais, ont séjourné durant les nombreux siècles de bataille qui les ont opposés.
Ce sera pourtant au quartier de Leith, situé au nord-est de la ville, que reviendront les honneurs de la surprise. Grand port de commerce écossais depuis la reprise de la ville de Berwick en 1482 par les anglais, Leith s’est bâtie au fur et à mesure de ses réussites marchandes. De fait, ses ruelles sont habillées de superbes bâtisses qui montrent, à chaque coin de rue, la réussite d’entrepreneurs en veine. C’est dans l’une d’entre elles que l’agence d’architecture Groves-Raines s’est installée, dans une maison de 1610, connue sous le nom de Lamb’s house, à quelques pas seulement des quais du port. Mi-habitation, mi-agence, l’architecte et sa partenaire ont pris le soin de rénover dans la plus pure tradition, ce grand édifice dont les traits font tourner toutes les têtes qui passent devant lui. Pris dans l’enthousiasme de cette belle réussite – l’agence Groves-Raines est réputée pour ses travaux de réhabilitation méticuleux – les architectes ont fait construire une extension, inspirée directement du style de sa grande sœur voisine, qu’ils ont aujourd’hui transformé en une maisonnette de deux étages, à louer entièrement.

 

Imaginée comme une vieille demeure, le Pavillon ressemble à s’y méprendre à ce qui aurait alors pu être la maisonnette d’une famille bourgeoise de l’époque. Grace à sa décoration savamment orchestrée, on imagine des scènes d’antan qui auraient pu se dérouler, là, sous nos yeux. Tapis fleuries, meubles chinés, cheminée d’appoint, gravures aux murs, parquets grinçants et escalier de pierres en colimaçon, c’est un esprit cosy de voyages aux longs cours qui habitent la maison toute entière, sans pourtant ne jamais tomber dans une nostalgie trop mièvre. Pourvu de toutes les commodités modernes, le Pavilion permet à ses hôtes (jusqu’à six personnes au total) de vivre dans l’élégance chic d’une adresse pleine de charme et de confort douillet.
Une nouvelle adresse qui reflète parfaitement les ruelles de ce quartier en pleine renaissance qui aujourd’hui attire les échoppes les plus en vogue de la ville : le sublime Royal Yacht Britannia évidemment qui inaugura d’ailleurs la tendance, en amarrant ici ses cordages dès 1998 pour dévoiler à une audience conquise, ses pontons, mais aussi, des tables comme celle du chef étoilé du guide Michelin, Martin Wishart, des pubs remplis d’âme, comme le Teuchters pour une pinte de rigueur et toutes sortes de mets locaux entre fish’n’chips ou le plus surprenant Haggis, et cet esprit plus largement vagabond et tendance, quelques parts entre petites boutiques et galeries, qui donne à ce quartier de la ville d’Edimbourg une bien belle effervescence.

Carnet d’adresses
S’y rendre : vols réguliers au départ de Paris vers Edimbourg avec Easyjet. Plus d’informations sur le site de la compagnie aérienne, www.easyjet.com
Office de tourisme de Grande Bretagne, pour plus de renseignements sur www.visitbritain.com

The Pavillion at Lamb’s House, 11 Waters’ Cl, Edinburgh EH6 6RB, United Kingdom, tél.: +44 131 467 7777, www.lambspavilion.com

À propos de l'auteur

Spécialisée dans les domaines du voyage, design, architecture et art de vivre, Fabienne passe le plus clair de son temps à parcourir le monde, entre aventures sur de longues routes poussiéreuses et le confort raffiné de quelques adresses confidentielles. Ses armes ? La littérature européenne du XIXème siècle, des écrits sur l’art et les voyageurs, mais aussi quelques publications de géopolitique… Son moteur? Une inlassable curiosité qui lui permet de renouveler ses sources d’inspiration. Après dix années passées à Londres, Fabienne vit aujourd’hui à Paris.

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