Le Brésil inconnu

Lorsque l’on évoque le Brésil, c’est souvent les destinations de Rio, Sao Paulo ou Salvador de Bahia qui reviennent le plus souvent.

Dans cet immense pays qui représente près de la moitié du continent sud-américain il existe encore des endroits dépourvus de touristes, des plages vierges de sable fin ou seul le soleil préserve de l’oubli. Le Nordeste et le nord du pays offrent ces décors paradisiaques que seul à ce jour quelques voyageurs privilégiés découvrent comme un eldorado.

Partis de Combuco prés de Fortaleza en Buggy avec Carlos notre guide, mécanicien, traducteur et… garde du corps nous longerons la côte sur près de 3000Km alternant petits villages de pêcheurs et… néant ; parfois jusqu’à 120 km sans voir âme qui vive. A la tombée de la nuit nous arrêtons les buggys près des dunes pour assister vers 17 h 30 au coucher du soleil sur une plage déserte, le spectacle et grandiose comme de l’acier en fusion la mer semble éteindre cet immense soleil rouge, incandescent qui lutte jusqu’au dernier rayon.
Nous repartons jusqu’au village voisin de 50 Km ou une magnifique poussada nous attend. Les enfants du village accourent au bruit des moteurs pour voir ces étrangers que nous sommes partageant réciproquement la même curiosité dans nos regards. Comment vivent-ils ici ? il n’y a rien, le soleil brûle tout, le sable fin s’engouffre partout, les maisons en bambou n’ont pas de fenêtre ni de porte. Cette région semble être restée hors du temps et pourtant les villageois sont joyeux, se suffisent à eux-mêmes entre pêche et cueillette des nombreuses variétés de fruits que l’on trouve ici. Rien ne manque aux familles souvent nombreuses regroupées en bordure de plage. Nous continuons notre périple en passant par Jericocacuara, jusqu’à Bareiinas ou un petit avion doit m’amener à Sao Luis puis à Belém.

Aux portes de l’Amazonie l’on est d’abord envahi par une chaleur incroyable le taux d’humidité atteint très souvent les 100%. Osvaldo sera mon guide pour cette nouvelle partie de l’aventure. Biologiste de formation, polyglotte il est la personne incontournable pour qui veut découvrir la forêt la plus magique et mystérieuse du monde, « la forêt Amazonienne ». Après une nuit sans dormir dans le bruit assourdissant des pales du ventilateur sensé rafraîchir la chambre, nous quittons le Massilla, seul hôtel tenu par un français de toute la région du Para pour une visite de Belém .Tous les stigmates d’une ville grandiose est très riche du début du siècle se retrouvent ici. Ville concurrente de Manaus à la grande époque du caoutchouc, Belém et ses 2 millions et demi d’habitants tente de s’ouvrir au tourisme pour faire connaître les grandeurs d’architectures de l’époque tel l’opéra (inspiré de l’opéra de Paris), les nombreux hôtels particuliers ou les jardins à la française avec les répliques des ponts de Paris. Belém est parmi les villes les plus métissées du pays, indiens, africains, portugais, hollandais, japonais et autres se partagent un incroyable héritage de culture, de traditions et de coutumes ancestrales. Les odeurs du marché central, centre nerveux de la ville, nous font découvrir toutes les richesses que la forêt toute proche peut offrir. Une petite embarcation nous emmène vers quatre heures du matin au abord de l’île aux perroquets, résidence de nuit contre les prédateurs de ses oiseaux aux multiples couleurs. Dès les premiers rayons du soleil, nous assistons à l’envol de près de dix milles ‘Aras’ (perroquets) rejoignant à grands bruits l’épaisse forêt amazonienne, terrain de jeu toute la journée.
Nous naviguons le long de l’Amazone, serpentin brunâtre long de 6500 Km, sur cet immense fleuve la vie se déroule à contre courant. La vie est de plus en plus dure pour les 47 tribus indiennes qui luttent contre tous les dangers: les forestiers, les pasteurs de certaines églises évangélistes, les orpailleurs, les narcotrafiquants. Tous ces dangers liés à notre soit disant monde civilisé repoussent toujours plus loin ces populations indiennes de moins en moins nombreuses vivant encore à l’âge de pierre. Ce voyage au long cours permet d’identifier tous les ‘Brésil’ regroupés en 26 états inégaux dans tous les domaines. Demain cette destination sera à n’en pas douter l’un des meilleurs spots de la planète.

Robert Kassous

Office de Tourisme du Brésil
Tel : 01 72 76 25 40
btb.france@ebt-paris.com.br

Ambassade du Brésil
34, cours Albert 1er
75008 Paris
Téléphone : 01.45.61.63.00

Hôtel Massilia (91) 222 2834
Le_massilia@yahoo.com

Hôtel Regente (91) 3181 5000
www.hotelregente.com.br

OT de PARA
www.paratur.pa.gov.br

Guide traducteur en forêt Amazonienne: Osvaldo Saldanha
osvaldosal@yahoo.com.br

Brésil Aventure
TEL / 0800 95 28 49 / 01 47 70 05 10


Agrandir le plan

À propos de l'auteur

Robert Kassous à été le responsable Tourisme à l’Obs pendant près de 20 ans.Photographe, reporter, il a créé et dirigé le Magazine Week-end du Nouvel Observateur. Après un passage d’un an chez Challenges et Sciences et Avenir, il se consacre désormais à son site Infotravel.fr dont il assure le développement grâce à sa formation à Sciences PO Paris Master 2 en Management des Médias et du Numérique. Il collabore à différents magazines print ou web comme Historia, Tourmag, A/R, Cuba Magazine. Passionné de Voyages et de rencontres, il a créé et animé les déjeuners Tourisme de l'Obs pendant 10 ans. Il est également l’invité de grands médias français pour son expertise sur le tourisme, LCI, Soir3, Europe 1, AFP etc. Administrateur du PressClub depuis 2011, il organise avec Isabelle Bourdet, la directrice générale du PressClub de France, des déjeuners afin de connaître toutes l'actualité des Offices de Tourisme, Tours Opérateurs, Compagnies Aériennes, ainsi que toutes les institutions représentatives des professions liées au Tourisme. Avec le Sociologue Guillaume Demuth, il anime des conférences en entreprise ou sur des salons comme le Salon Mondial du Tourisme, Top Résa etc . L'idée étant de comprendre et anticiper les différents changements de comportement des touristes, connaître l’impact des nouvelles technologies, leurs applications et implications dans le monde du Tourisme. Robert est membre de l’Association des Journalistes de Tourisme (AJT)

Page archive de l’auteur

1 Commentaire

    Poster un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *