Une station de ski, comment ça marche ?

Une station de ski, comment ça marche ? 90 millions €, c’est le montant des investissements réalisés en 10 ans par SCV Domaine Skiable (ayant en charge l’exploitation des remontées mécaniques de Serre Chevalier Vallée Briançon).

 

 

90 millions €, qui génèrent 7 000 emplois directs et indirects, qui permettent d’accueillir plus de 450 000 clients durant l’hiver pour un chiffre d’affaires global de plus de 500 millions € tous secteurs d’activités confondus.

90 millions €, c’est aussi le prix d’un avion de chasse ou de certaines villas de luxe.

La SCV Domaine Skiable illustre à l’aide d’une infographie détaillée (à télécharger ci-dessous ou en pièce jointe) le fonctionnement et développement de la station de Serre Chevalier Vallée ainsi que les coûts par poste.

 
 

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1/ La fabrication de neige de culture
Ces investissements ont eu pour objectifs de poursuivre l’équipement du réseau en enneigeurs moins énergivores avec des capacités de démarrage à des températures douces sur des emplacements stratégiques.
En 2016/2017 vs 2015/2016, il a été possible d’offrir à la clientèle une surface de piste enneigée deux fois plus importante grâce à la neige de culture.

2/ L’acquisition, l’installation et l’entretien des enneigeurs, engins de damage & remontées mécaniques permettent d’offrir des conditions de ski optimales sur les 410 hectares du domaine XXL de Serre Chevalier (81 pistes, 4 espaces découvertes et 13 espaces ludiques).

3/Le parc de 62 remontées mécaniques – dont 10 télésièges débrayables 8 places – occupe moins d’espace et laisse plus de place aux pistes. Il propose ainsi plus de confort, de sécurité et des acheminements plus rapides aux skieurs.

 

4/ La création de nouvelles zones sur le domaine skiable
Avec ses 81 pistes, ses 4 espaces découvertes & 13 ludiques (Snowpark, VidéoZone, MélèZone, FunnyCross, BoarderCross, Deval’Bob …), ses espaces raquettes, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux.

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5/ Investissement de 70 000€ pour l’aire de pique-nique : Ces espaces, aux panoramas exceptionnels, sont équipés de BBQ, tables et transats, d’un accès Wifi gratuit, de prises électriques (aire des « Vallons »), d’une borne de rechargement solaire pour vos tablettes et smartphones (aire « Croix de la Nore ») ; pour une pause détente en altitude.
6/ Le développement de la stratégie E-Commerce
4 nouvelles bornes digitales ont fait leur apparition cette saison dans différents espaces intégrés aux Points Info Vente sur l’ensemble de la vallée. Elles permettent l’achat, le rechargement mais aussi le retrait de commande en ligne ou sur place des skipass et l’annulation sans frais.
Le service « Skipass Express » déployé cette saison sur le domaine permet de simplifier et fluidifier le parcours client sur place et favorise ainsi l’accès rapide aux pistes.

5/ La rénovation et agrandissement du parc immobilier
Avec une large offre en hébergements – sur 3 villages (Le Monêtier les Bains, Villeneuve – La Salle les Alpes et Chantemerle – Saint Chaffrey) et la ville de Briançon – Serre Chevalier Vallée Briançon compte 30 hôtels, 10 chalets de prestiges, 29 Résidences – centres de vacances – gites & refuges et 5 campings.
Grâce aux investissements réalisés notamment par le groupe Compagnie des Alpes (dont SCV Domaine Skiable est une filiale), la Résidence de tourisme Odalys Aquisana – 3 étoiles – propose un meilleur confort aux skieurs cet hiver avec 76 logements (404 lits), de beaux espaces d’accueil et de bien-être (piscine intérieure, hammam, salle de sport).

Avec près de 52 000 lits touristiques, Serre Chevalier Vallée Briançon fait vivre directement ou indirectement près de 30 000 personnes ; emploie directement ou indirectement plus de 7 000 personnes et accueille jusqu’à 24 000 skieurs par jour pendant les vacances de février et 450 000 clients durant la saison (données 2015/2016).

Le poumon de la station est la SCV Domaine Skiable qui gère et assure l’entretien du domaine skiable et les remontées mécaniques, entretient les pistes, permet la montée et descente des clients et assure la sécurité des clients sur place.

Le chiffre d’affaires annuel des remontées mécaniques en 2015/2016 a été de 31 millions € qui lui-même a généré 500 millions € de chiffre d’affaires localement ; auquel il faut ajouter le chiffre d’affaires réalisé par les sous-traitant extérieurs à la station.

En matière d’évolution, on note essentiellement :
· La diminution de l’impact environnemental grâce à une augmentation de l’énergie d’origine hydroélectrique, une diminution de consommation des engins de damage, la réduction du nombre de remontées mécaniques et l’accroissement de leur débit. La SCV Domaine Skiable est en cours de certification « Green Globe (développement durable appliqué au tourisme) et a également créée un Observatoire environnemental.
· L’augmentation de l’impact économique : dans une région désertée par l’industrie, le tourisme de montagne est la seule issue sociale et économique pour les habitants de la région.

· L’augmentation de la garantie ski grâce à l’évolution du nombre d’enneigeurs, l’amélioration des performances techniques des enneigeurs et l’amélioration de la qualité des surfaces (plus de pâturages, moins de surfaces pierreuses). Les stations performantes dont Serre Chevalier Vallée Briançon sont en mesure de garantir un produit ski total ou partiel.

· Fort développement de l’annualisation de l’exploitation : malgré la prédominance de l’hiver dans le chiffre d’affaires des stations, nous remarquons depuis une dizaine d’années une tendance régulière à l’allongement des saisons (augmentation du ski de printemps, augmentation de la saison été et développement des activités estivales notamment grâce au développement des sociétés des remontées mécaniques).

À propos de l'auteur

Robert Kassous à été le responsable Tourisme à l’Obs pendant près de 20 ans.Photographe, reporter, il a créé et dirigé le Magazine Week-end du Nouvel Observateur. Après un passage d’un an chez Challenges et Sciences et Avenir, il se consacre désormais à son site Infotravel.fr dont il assure le développement grâce à sa formation à Sciences PO Paris Master 2 en Management des Médias et du Numérique. Il collabore à différents magazines print ou web comme Historia, Tourmag, A/R, Cuba Magazine. Passionné de Voyages et de rencontres, il a créé et animé les déjeuners Tourisme de l'Obs pendant 10 ans. Il est également l’invité de grands médias français pour son expertise sur le tourisme, LCI, Soir3, Europe 1, AFP etc. Administrateur du PressClub depuis 2011, il organise avec Isabelle Bourdet, la directrice générale du PressClub de France, des déjeuners afin de connaître toutes l'actualité des Offices de Tourisme, Tours Opérateurs, Compagnies Aériennes, ainsi que toutes les institutions représentatives des professions liées au Tourisme. Avec le Sociologue Guillaume Demuth, il anime des conférences en entreprise ou sur des salons comme le Salon Mondial du Tourisme, Top Résa etc . L'idée étant de comprendre et anticiper les différents changements de comportement des touristes, connaître l’impact des nouvelles technologies, leurs applications et implications dans le monde du Tourisme. Robert est membre de l’Association des Journalistes de Tourisme (AJT)

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